Globalement, la Fédération Wallonie-Bruxelles se situe désormais dans la moyenne des pays de l'OCDE dans les trois disciplines, et nos élèves font mieux que leurs voisins de France ou des Pays-Bas.
L'équipe de recherche qui a mené l'enquête rappelle que le problème historique de notre système éducatif réside dans l'écart entre nos élèves. Nos meilleurs élèves atteignent un niveau de performance très élevé, ce qui démontre la qualité du travail de nos enseignants, mais notre école produit encore un trop grand nombre d'élèves dont les résultats sont très faibles.
Pour la première fois, cet écart se réduit, ce qui explique l'amélioration globale de notre classement. Les performances de nos bons élèves sont stables, tandis que celles de nos élèves en difficulté s'améliorent sensiblement.
L'équipe de recherche souligne à cet égard que les élèves qui avaient 15 ans en 2025 ont évolué, dès leur 5e primaire, dans des écoles mettant en œuvre la réforme du pilotage, une réforme qui avait fixé comme objectifs prioritaires l'augmentation de la qualité des apprentissages et le soutien aux élèves en difficulté.
Ces élèves ne sont par contre pas passés par le tronc commun réformé, qui poursuit les mêmes objectifs. S'il n'est pas remis en question par le MR et Les Engagés, ce nouveau tronc commun devrait donc lui aussi produire des effets positifs à l'avenir, comme le souligne l'équipe de recherche PISA.
« Nous ne pouvons évidemment pas nous satisfaire de ces résultats PISA. On voit néanmoins que les réformes engagées par les gouvernements précédents commencent à produire leurs effets grâce à l'investissement des équipes éducatives. Nos élèves en difficulté résorbent leur retard tandis que nos bons élèves continuent à très bien réussir. Il faut continuer dans cette direction. Le gouvernement MR-Engagés doit offrir de la stabilité aux réformes engagées et du soutien aux enseignants, au lieu de plonger nos écoles dans le flou et l'incertitude », indique Martin Casier, chef de groupe PS au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le PS appelle dès lors le gouvernement à :
- arrêter de détricoter des réformes qui commencent à fonctionner ;
- investir dans l’enseignement au lieu de la définancer ;
- renforcer nettement le soutien aux enseignants face à l'hétérogénéité des classes et à l'évolution des besoins des élèves, notamment en matière de troubles d'apprentissage ;
- continuer à renforcer les apprentissages de base ;
- donner accès à des savoirs diversifiés à tous les élèves, pour favoriser une orientation choisie au moment où ils sont réellement mûrs pour poser un choix.