Alors que la guerre au Moyen-Orient alimente de nouvelles tensions sur les marchés, les prix du gaz en Europe repartent fortement à la hausse (plus de 30 % selon les premières indications). Une instabilité durable se répercuterait rapidement sur les factures d’énergie.
Pour le groupe PS au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, cette perspective est d’autant plus préoccupante que les écoles et de nombreux opérateurs de la FWB sont déjà fragilisés par les mesures d’économie décidées par le Gouvernement, dont la non-indexation de subventions essentielles (enseignement, petite enfance, culture, opérateurs agréés, etc.).
« En 2022, face à la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine, la Fédération avait soutenu ses opérateurs à concurrence de 150 millions €. Aujourd’hui, un tel soutien serait tout aussi indispensable si une nouvelle flambée durable devait se confirmer. Nos écoles et nos opérateurs n’ont plus de marges : ils ne peuvent pas absorber un nouveau choc, au risque de fragiliser la continuité des services et de menacer l’emploi » insiste Martin Casier, chef de groupe PS.
En 2022 et 2023, la FWB avait dégagé une enveloppe exceptionnelle de soutien pour aider ses opérateurs à passer le cap. Le PS rappelle que l’objectif, aujourd’hui encore, doit être clair : garantir la pérennité des missions de service public dans les secteurs concernés.
Le PS demande au Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles :
- de mettre en place sans délai un monitoring des impacts et des besoins des écoles et des opérateurs (exposition, contrats, échéances, volumes, risques budgétaires) ;
- de prévoir un mécanisme de compensation financière ciblée, activable rapidement si la hausse se confirme et s’installe ;
- de coordonner cette réponse avec le niveau fédéral et, le cas échéant, de solliciter des mesures complémentaires (notamment des dispositifs ponctuels d’aide) afin d’éviter que les opérateurs ne subissent seuls un choc durable ;
- de garantir, par ces mesures, la continuité des services rendus aux citoyens et la préservation de l’emploi.
« Le contexte international ne dépend pas du Gouvernement. Mais la responsabilité de ne pas laisser les opérateurs seuls face aux conséquences, lui incombe pleinement. Anticiper et protéger nos écoles, nos crèches, nos opérateurs culturels, c’est une obligation politique », conclut le député PS Vincent Crampont.