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Discours de rentrée de Paul Magnette

Face à la hausse du coût de la vie, défendons le droit de vivre dignement.

Face à la hausse du coût de la vie, défendons le droit de vivre dignement.

Le Family Day socialiste, organisé à Durbuy Aventure, était l’occasion de se retrouver dans un moment de convivialité entre familles, militantes et militants, à quelques jours de la rentrée. Derrière cette journée festive, un constat politique s'impose : pour de nombreuses familles, même les loisirs deviennent aujourd’hui trop chers.

Alors que la rentrée est là, le coût de la vie pèse de plus en plus lourdement sur les familles. Prix des courses, des loyers, des fournitures scolaires, des factures d'énergie... : les dépenses augmentent, tandis que les salaires et les pensions ne suivent pas. Pire, ils diminuent.

Pour les socialistes, cette situation n’a rien d’une fatalité. Elle est aussi le résultat de choix politiques de droite MR/Les Engagés.

Une rentrée de plus en plus difficile

Le MR et Les Engagés multiplient les décisions qui augmentent les dépenses des familles. Le coût des études supérieures en est un exemple : le minerval augmente de plusieurs centaines d’euros dans les universités et peut atteindre jusqu’à 1.000 euros supplémentaires dans certaines Hautes Écoles.

Dans le même temps, des mesures qui permettaient de réduire le coût de la vie quotidienne des familles, notamment en matière de gratuité scolaire, sont remises en cause. Le résultat est visible : le coût de la vie est devenu l'une des principales préoccupations des Belges et une large majorité estime que sa situation s'est dégradée.

Faire payer les travailleurs et les pensionnés n'est pas une politique économique

Pour redresser les finances publiques, le gouvernement a choisi de faire porter l'essentiel de l'effort sur les travailleurs et les pensionnés.

Salaires moins bien protégés, voire rabotés (deux sauts d'index partiels), fin d'une partie des primes du travail de nuit, baisse du pouvoir d'achat des pensionnés, des malades et des personnes invalides : les efforts demandés sont lourds. Et pourtant, les résultats budgétaires et économiques ne sont pas au rendez-vous. Le déficit se dirige vers un doublement, la dette augmente, la croissance économique est à l'arrêt, les faillites atteignent des niveaux records et le nombre de demandeurs d'emploi augmente en Wallonie.

Pour les socialistes, il faut sortir de ce cercle vicieux : quand on réduit les revenus des citoyens, on réduit aussi la consommation, l'activité économique et, au bout du compte, les recettes de l'État.

Il existe une alternative

Le PS refuse l'idée selon laquelle il n'y aurait qu'une seule voie : demander toujours plus d'efforts à celles et ceux qui travaillent et vivent de leur salaire ou de leur pension. D'autres choix sont possibles : faire contribuer davantage les secteurs qui réalisent des profits importants comme les multinationales de l'énergie ou le banques, demander une contribution plus importante aux très grandes fortunes, augmenter les salaires ou encore revoir à la baisse certaines dépenses d'armement : il existe des moyens de trouver des milliards sans faire payer toujours la classe moyenne. C'est le sens du message porté lors de cette journée : la Belgique doit changer de cap, radicalement et rapidement.

Car derrière les chiffres budgétaires, il y a des familles qui comptent chaque euro, des jeunes qui hésitent à poursuivre leurs études, des travailleurs qui voient le coût de la vie augmenter et des pensionnés qui doivent faire des choix pour boucler leur mois.

Nous voulons une autre politique : une politique qui protège les salaires, investit dans l'avenir et demande un effort à celles et ceux qui ont réellement les moyens de contribuer !

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