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Le Gouvernement bruxellois renforce l’accompagnement des victimes de violences

Sur proposition d’Ahmed Laaouej, Ministre bruxellois en charge de l’Égalité des chances, le Gouvernement bruxellois approuve une note stratégique visant à concrétiser la mise en œuvre du Pack Nouveau Départ à Bruxelles, conformément à l’engagement pris dans la Déclaration de politique régionale.

Sur proposition d’Ahmed Laaouej, Ministre bruxellois en charge de l’Égalité des chances, le Gouvernement bruxellois approuve une note stratégique visant à concrétiser la mise en œuvre du Pack Nouveau Départ à Bruxelles, conformément à l’engagement pris dans la Déclaration de politique régionale.

Quitter un partenaire ou un ex-partenaire violent ne signifie pas que les difficultés prennent fin. Après le départ, les victimes doivent encore faire face à de nombreux obstacles liés à leur sécurité, leur logement, leurs ressources financières, leurs démarches administratives, leur santé, leur emploi ou encore leur reconstruction. Le Pack Nouveau Départ vise à rendre ce parcours plus simple, plus sécurisé et mieux coordonné.

Des violences qui restent massives à Bruxelles

À Bruxelles, plus d’une femme sur deux est confrontée au cours de sa vie à au moins une forme de violence de la part d’un partenaire. En 2022, 4.848 faits de violence intrafamiliale ont été enregistrés par la police dans la Région, soit plus de 13 faits par jour, dont en moyenne 7 faits de violence physique au sein du couple chaque jour.

Face à cette réalité, le Gouvernement bruxellois entend renforcer les réponses apportées aux victimes, en particulier au moment particulièrement difficile de la séparation.

36 mesures pour faciliter la sortie des violences

Le Pack Nouveau Départ rassemble 36 mesures autour de six priorités : la sécurité, l’aide financière, l’assistance juridique, l’aide psychologique, la protection socio-économique et le logement.

Au cœur du dispositif, la création d’un point d’entrée unique bruxellois au sein d’Olista, service spécialisé existant en matière de violences intrafamiliales.

L’objectif est très concret : qu’une victime ne soit plus seule face à la complexité des démarches. Aujourd’hui, lorsqu’une victime quitte un partenaire violent, elle doit souvent tout gérer en même temps : se protéger, trouver un hébergement, organiser la situation des enfants, recevoir son courrier, éviter les dettes, activer ses droits sociaux, contacter un avocat, chercher un soutien psychologique ou encore préserver son emploi ou sa formation.

Le point d’entrée unique permettra d’évaluer rapidement la situation, d’identifier les besoins prioritaires et d’orienter la victime vers les bons relais. L’objectif est d’éviter le parcours du combattant, la multiplication des interlocuteurs et la répétition du récit à chaque étape. Il ne s’agit pas de réinventer tous les services, mais de mieux les coordonner pour rendre les aides réellement activables. L’accès au dispositif ne sera pas conditionné au dépôt préalable d’une plainte.

Parmi les mesures prévues :

  • réexpédier le courrier de manière sécurisée, pour qu’une victime hébergée temporairement puisse continuer à recevoir ses documents essentiels (factures, courriers administratifs, CPAS, école,) sans communiquer sa nouvelle adresse à son conjoint violent. C’est à la fois une mesure de sécurité et un moyen d’éviter des factures impayées ou des démarches manquées ;
  • mieux prendre en compte les violences économiques, encore trop invisibles, comme le contrôle des comptes, les allocations confisquées, les dettes créées au nom de la victime ou les factures utilisées comme moyen de pression ;
  • sécuriser les démarches liées à l’énergie, afin qu’un contrat de gaz ou d’électricité resté au nom de la victime ne continue pas à générer des dettes après le départ. Le pack vise à faciliter la clôture, le transfert ou la clarification du contrat ;
  • faciliter l’accès à des activités culturelles, collectives et sportives pour les victimes et leurs enfants, afin de rompre l’isolement et soutenir la reconstruction;
  • renforcer la formation des services d’aide et des acteurs de première ligne, pour mieux repérer les situations de violences, poser les bonnes questions et orienter rapidement vers les services spécialisés ;
  • mieux repérer les violences pendant la grossesse et le post-partum, grâce à un état des lieux des pratiques et une meilleure articulation entre services médicaux, sociaux et spécialisés ;
  • enfin, le Pack prévoit de développer le recours à des expertes du vécu et paires aidantes, formées et encadrées. Elles ne remplacent pas les professionnel·les, mais peuvent faciliter le lien de confiance et aider les victimes à comprendre les démarches et les services existants.

Une mobilisation de l’ensemble du Gouvernement bruxellois

La mise en œuvre du Pack mobilisera les différentes compétences régionales et communautaires. Ahmed Laaouej en est le ministre porteur au titre de l’Égalité des chances, en articulation avec les autres membres du Gouvernement. Les nouvelles mesures représentent 520.000 euros pour l’ensemble des niveaux bruxellois. Leur mise en œuvre est prévue d’ici au 1er juillet 2027, avec un suivi régulier et une concertation avec les associations spécialisées et les acteurs de terrain.

Ahmed Laaouej, Ministre bruxellois de l’Égalité des chances : « Lorsqu’une femme décide de quitter une situation de violence, elle ne devrait pas avoir à affronter seule un parcours semé d’obstacles. Sécurité, logement, ressources, justice, santé, emploi : nous devons être capables de lui apporter une réponse coordonnée et concrète. Avec le Pack Nouveau Départ, nous voulons précisément changer cela. Notre responsabilité est de faire en sorte que le départ soit possible, mais surtout qu’il puisse être durable et qu’il ouvre réellement la voie à une reconstruction pour elle et ses enfants. »

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