Le Ministre fédéral des Finances, Jan Jambon, a confirmé une augmentation de la TVA de 6 à 12 % sur les repas fournis par des prestataires externes dans les cantines scolaires. Cette décision augmentera directement le prix facturé aux écoles.
Or, déjà sous pression financière, la plupart des écoles ne disposent d’aucune marge pour absorber ce surcoût. Résultat : la facture sera reportée sur les familles. Sur base des tarifs actuels – environ 4,5 euros par repas – cela représente au moins 90 euros supplémentaires par an pour une famille avec deux enfants. Plusieurs écoles ont d’ailleurs déjà anticipé en annonçant une hausse des tarifs.
« Comment des Gouvernements peuvent-ils décider de transformer l’assiette des enfants en variable d’ajustement? Pour les familles de la classe moyenne, c’est une nouvelle attaque au portefeuille. Pour les enfants les plus défavorisés, le risque est réel de voir réapparaître la boîte à tartines vide, d’autant plus après la suppression des cantines gratuites », alerte Dorothée De Rodder, députée socialiste.
À ces hausses s’ajoutent celles qui menacent les garderies et la surveillance du temps de midi, en raison de la réforme fédérale du chômage qui remet en cause les contrats ALE. Concrètement, cela signifie moins de personnel et des services plus chers, que les écoles ne pourront pas absorber.
« Lors de récentes auditions au Parlement, les représentants des pouvoirs organisateurs évoquaient des risques de faillite d’établissements à cause des coupes budgétaires. Les décisions de l’Arizona en rajoute à ces difficultés. Sans aide, directions et pouvoirs organisateurs n’auront d’autre choix que de se tourner vers les parents pour maintenir des services essentiels aux enfants. Une fois de plus, les familles risquent de payer la facture de ces choix politiques injustes », dénonce Martin Casier, chef de groupe PS.
Une concertation avec les acteurs de l’enseignement est indispensable pour mesurer l’impact de ces décisions sur les enfants et les familles. Le PS demande aussi au Gouvernement MR-Engagés de la FWB de saisir le Comité de concertation (CODECO) afin d’obtenir une exception pour les repas scolaires face à la hausse de la TVA ou, à défaut, un soutien financier spécifique aux écoles. Les Socialistes déposent une proposition résolution en ce sens ce vendredi.