Depuis sa mise en place, le gouvernement dit Arizona a choisi de faire des économies sur le dos des travailleurs et travailleuses, en les pénalisant notamment au moment de leur départ à la pension. Cette orientation n’est pas une fatalité, mais bien un choix politique assumé par la droite.
Le Parti Socialiste refuse cette logique injuste. Il dépose aujourd’hui une proposition alternative de réforme des pensions. Elle est plus juste, plus humaine et finançable, et surtout, elle récompense réellement le travail.
Une vraie reconnaissance de la pénibilité
La réforme socialiste repose sur quatre critères objectifs pour prendre en compte la pénibilité des métiers dans le calcul de la pension :
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Les contraintes physiques (port de charges lourdes, postures pénibles, vibrations, etc.)
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L’organisation du travail (travail de nuit, travail à la chaîne…)
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Les risques pour la sécurité (exposition à des agents chimiques ou biologiques, au bruit, au froid ou à la chaleur, travail en hauteur…)
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La charge mentale et émotionnelle (exposition à la souffrance, au stress intense, à la mort…)
Ces critères, définis scientifiquement, permettraient une majoration de 5 % par critère, et donc un départ anticipé à la pension sans perte financière.
Un exemple concret : l’infirmière sacrifiée par l’Arizona
Une infirmière qui commence à 22 ans après 4 années d’études et gagne en moyenne 4 000 euros par mois, ne pourra, avec la réforme du gouvernement Arizona, partir à la pension qu’à 64 ans, avec 2 240 euros par mois.
Avec trois critères de pénibilité reconnus, elle pourrait prendre sa pension à 60 ans, tout en percevant 2 230 euros par mois.
« Reconnaître la pénibilité, c’est reconnaître la valeur du travail »
Ludivine Dedonder, Députée fédérale, rappelle :
« Quand une aide-soignante ou un ouvrier du bâtiment ont travaillé toute une vie dans des conditions éprouvantes, ils méritent une pension digne. Reconnaître la pénibilité, c’est reconnaître la valeur du travail accompli. »
Une réforme des pensions finançable et responsable
Contrairement au discours alarmiste de la droite, le coût des pensions reste parfaitement maîtrisable. Sans les mesures imposées par l’Arizona, la dépense n’augmentera que de 1,8 % du PIB d’ici 2050, soit 0,07 % par an, un effort comparable à celui que nous faisons pour les soins de santé.
Il suffit d’y appliquer une norme de croissance budgétaire raisonnable pour garantir un financement soutenable.
Paul Magnette : « On trouve de l’argent pour les chasseurs F-35, on peut en trouver pour les pensions »
Paul Magnette, président du PS :
« Après une vie de travail, chacun a droit au respect et à la dignité. Ce n’est pas aux aide-ménagères, aux ouvriers ou pompiers de payer les choix politiques du gouvernement. On trouve d’un claquement de doigts de l’argent pour les avions de chasse : on peut donc aussi en trouver pour financer les pensions, pour récompenser celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie. C’est une question de justice, d’investissement dans la santé, la dignité et la reconnaissance des personnes. »
Face au plan Arizona, le PS présente une alternative concrète, juste et finançable. Pour que chaque travailleur et travailleuse ait droit à une pension digne.
