Mise à jour : 8 décembre 2023
Une alarme pour assurer la sécurité
20.000, c’est le nombre de plaintes pour harcèlement grave (avec mise en danger de la vie de la victime) que recense la police belge chaque année. Au vu de ces chiffres, et dans le cadre de la lutte contre la violence intrafamiliale et sexuelle, un nouveau dispositif d’alarme anti-harcèlement a été mis en place.
Ce bouton, qui se glisse facilement dans une poche ou sur un vêtement, permet l’intervention rapide des services de police lorsqu’il est activé par la victime, et ce, à l’insu du harceleur. En effet, connectée à son téléphone, l’alarme appellera les services de secours en transmettant les données de la personne harcelée, ainsi que sa géolocalisation. Ainsi, grâce à ce nouvel outil, bon nombre de victimes disent se sentir plus en sécurité, et osent à nouveau sortir seules.
L'alarme anti-rapprochement pour les femmes victimes de violences sera bientôt une réalité.
— Le PS de la Chambre (@pslachambre) November 21, 2023
Heureux de voir concrétisée cette demande du PS, qui, depuis plus 10 ans, porte une proposition pour la mise en place de cet outil.#25Novembre https://t.co/5C8hMqszym
Afin d’obtenir cette alarme anti-rapprochement, la victime peut prendre contact avec les services de police et introduire une demande. Le parquet ainsi que les autres parties prenantes examineront alors la situation et évalueront la nécessité de l’alarme. Le dépôt préalable d’un procès-verbal ou encore le fait de n’entretenir aucun contact volontaire avec l’ex-partenaire (sauf dans le cas d’une garde d’enfants) sont également des conditions à prendre en compte.
Reprendre le contrôle
Si les victimes ont déclaré se sentir plus en sécurité de façon générale, la plupart d’entre elles décident de ne plus porter plainte au bout d’un certain temps. L’effet de l’alarme semble dissuasif. Elle ne serait même plus nécessaire au bout de 6 mois. Il s’agit donc d’une avancée majeure dans le cadre de la lutte contre les violences intrafamiliales et sexuelles. En 2022, n’oublions pas que plus d’une vingtaine de féminicides ont été commis en Belgique.