Voilà ce que dit « Victor », un baron belge de la drogue, dans un média flamand quand il parle de son « business » au port d’Anvers, son « terrain de jeu » comme il l’appelle ! : « Des contrôles ? Quels contrôles ? il n’y aucun contrôle ici ? ». Le témoignage est glaçant et choquant ! En 2023, le SPF Finances disait avoir saisi 54,8 tonnes de cocaïne dans le port d’Anvers. Ce ne serait même pas 5% du trafic selon « Victor ».
Le narco-trafic, ce sont des familles et des vies détruites, des quartiers pris en otage par les trafiquants, des institutions en danger de mort clinique. Des pans entiers de notre sociétés sont menacés.
« Mais que font les autorités belges ? s’insurge Ridouane Chahid, député PS: « Comment doit-on encore démontrer que nous sommes la risée du monde et que nos services de sécurité n’ont pas les moyens qu’ils méritent pour faire face à l’afflux de drogue qui arrive sur Anvers pour fournir l’Europe et inonder nos quartiers jusqu’à tuer des enfants. Je demande en urgence la réunion des commissions intérieur et finances ainsi que l’audition des autorités portuaires d’Anvers et de l’ensemble des services de sécurités qui y sont actifs ».
Face aux trafiquants, face à la criminalité organisée, face à la drogue qui inonde notre pays et toute l’Europe, le laxisme de ce gouvernement vis-à-vis du port d’Anvers est injustifiable. Quand on donne les moyens aux services de sécurité, un port peut être sous contrôle – des meilleurs contrôles sont possibles, le cas de Rotterdam en est la preuve.
Il faut une approche globale : police fédérale, Justice, douanes et santé publique doivent s’unir et recevoir les moyens nécessaires pour faire face avant qu’il ne soit trop tard. Les autorités fédérales et anversoises ne doivent pas seulement considérer le port d’Anvers comme un outil économique et commercial ! le port d’Anvers est la plus importante la porte d’entrée en Europe du trafic de cocaïne !
Ridouane Chahid qui a visité récemment le port et les douanes d’Anvers dénonce : « avec l’absence de contrôles systématiques des containers, avec un quasi libre accès aux quais du port et les coupes budgétaires qui frappent les douanes, l’Arizona privilégie le business d’Anvers au détriment de la sécurité et par là, de la santé des Belges.
Quand on donne les moyens aux services de sécurité, un port peut être sous contrôle – des meilleurs contrôles sont possibles, le cas de Rotterdam en est la preuve.
Le PS demande dès lors en urgence une réunion conjointe des commissions Intérieur et Finances pour organiser les auditions des autorités portuaires anversoises, et de l’ensemble des services chargés du contrôle et de la sécurité du Port.