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Réforme des pensions : le chaos social et administratif

Le rapport du Service fédéral des Pensions (SFP) est sans appel : la réforme des pensions voulue par le gouvernement Arizona est non seulement socialement injuste, mais aussi techniquement irréalisable dans les délais. En cause : l’introduction d’un malus pouvant atteindre -25 % pour les travailleurs qui partent avant 67 ans. Pour le Parti Socialiste, ce projet doit être abandonné, pas simplement reporté. On vous explique pourquoi.

Le rapport du Service fédéral des Pensions (SFP) est sans appel : la réforme des pensions voulue par le gouvernement Arizona est non seulement socialement injuste, mais aussi techniquement irréalisable dans les délais. En cause : l’introduction d’un malus pouvant atteindre -25 % pour les travailleurs qui partent avant 67 ans. Pour le Parti Socialiste, ce projet doit être abandonné, pas simplement reporté. On vous explique pourquoi.

Un malus injuste qui sanctionne les carrières longues et les métiers pénibles

Dès 2026, la réforme portée par Jan Jambon prévoit une pénalité pouvant aller jusqu’à 25 % pour toute personne partant avant 67 ans. Une attaque frontale contre les travailleurs, en particulier les ouvriers, les enseignants, les soignants, les policiers, les pompiers, les militaires et l’ensemble de la fonction publique.

« Imaginez un ouvrier du bâtiment, usé à 62 ou 63 ans : demain, il perdra 300 à 400 euros par mois de pension. C’est inacceptable », dénonce Ludivine Dedonder.

Un chaos administratif confirmé par le SFP

Le Service fédéral des Pensions alerte désormais sur l’impossibilité d’appliquer cette réforme à temps. Les systèmes informatiques ne sont pas prêts, les règles sont floues, et les travailleurs risquent de voir leurs droits suspendus ou mal calculés. Le gouvernement pousse une réforme précipitée, sans outils adaptés.

« Le rapport du Service fédéral des Pensions est clair : le système de malus voulu par Jan Jambon est impossible à mettre en œuvre dans les délais. Le ministre a beau s’entêter, son projet est à la fois brutal pour les travailleurs et maintenant techniquement ingérable », rappelle Ludivine Dedonder.

Une réforme antisociale qui cible les femmes et les carrières précaires

Les femmes seront parmi les premières victimes. Pourquoi ? Parce qu’elles sont surreprésentées dans les carrières hachées et les métiers précaires. En durcissant l’accès à la pension minimum et en exigeant 35 années de carrière effectives, la réforme Arizona exclura 80 % des femmes de cette pension de base.

Le PS propose une autre voie : reconnaître la pénibilité, garantir la dignité

Pour le Parti Socialiste, il ne s’agit pas simplement de reporter une mauvaise réforme. Il faut tout bonnement l’abandonner et changer de cap :

  • Reconnaître la pénibilité des métiers.

  • Permettre aux femmes de partir sans être pénalisées.

  • Garantir que les pensions suivent le coût de la vie.

« Le chaos administratif dénoncé aujourd’hui par le SFP n’est que le reflet du chaos social que cette réforme va provoquer. Jan Jambon doit arrêter de s’obstiner : ce qu’il faut, ce n’est pas un report technique, c’est l’abandon de ce malus injuste et antisocial », conclut Ludivine Dedonder.

La réforme des pensions en Belgique soulève de vives inquiétudes. Entre malus injustifié, insécurité administrative, pénalisation des femmes et mépris pour les métiers pénibles, le projet Arizona est un non-sens social. Le Parti Socialiste appelle à une réforme juste, solidaire et techniquement viable. Pour une pension digne après une vie de travail.

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