Une réforme du gouvernement MR/ Les Engagés de Fa fédération Wallonie-Bruxelles prévoit en effet une hausse significative des frais d’inscription, avec un impact direct pour une majorité d’étudiants et leurs familles.
Concrètement, le minerval classique passera à 1 194 euros par an, soit une augmentation de plus de 40 % pour les étudiants universitaires qui payaient jusqu’ici un peu plus de 835 euros.
Mais la situation est encore plus marquante dans les hautes écoles et les écoles supérieures des arts. Là où les frais pouvaient varier entre 175 et 836 euros, ils seront désormais alignés sur ce même montant de 1 194 euros. Pour certains étudiants, cela représente une hausse de plusieurs centaines, voire de plus de 1 000 euros par an !
Au total, plus de la moitié des étudiants seront concernés par cette augmentation.
Heureusement, certains dispositifs restent en place : les étudiants boursiers continueront à ne pas payer de minerval, et des montants réduits sont prévus pour les revenus modestes. Mais pour une large partie des étudiants, la facture va augmenter de manière significative.
Au-delà des chiffres, les conséquences concrètes sont déjà connues. Pour beaucoup, cela signifie davantage d’heures de job étudiant pour compenser. Moins de temps pour étudier. Plus de pression. Et pour certains, la perspective de devoir renoncer à poursuivre des études.
Car le minerval n’est qu’une partie du coût réel des études. Il faut aussi compter les transports, le matériel, les stages, parfois le logement ou encore les frais de la vie quotidienne comme l'alimentation. Pour les familles qui ont du mal à soutenir financièrement leurs enfants, ou celles qui ont plusieurs étudiants à charge, l’équation devient rapidement intenable.
Cette réforme marque un tournant politique. Pendant des années, le choix a été fait, notamment par le PS, de maintenir des frais d’inscription accessibles, considérant l’enseignement supérieur comme un investissement pour la société et pour chacun. Permettre à un maximum de jeunes d’accéder aux études, c’est favoriser l’émancipation, l’emploi et la participation citoyenne.
Et au bout du compte, le risque est clair : moins de temps pour étudier, plus de pression financière, et pour beaucoup, il ne restera que des cacahuètes à la fin du mois.
Nous refusons cette vision. L’éducation ne doit pas devenir un luxe, elle doit rester un droit. C’est pourquoi le PS continuera à se battre pour un principe simple : un accès égal à l’enseignement pour toutes et tous, quel que soit le portefeuille !