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Emploi, justice fiscale, pensions, ... d'autres choix sont possibles

Face aux discours des gouvernements de droite MR/Les Engagés qui présentent certaines réformes comme inévitables, il est essentiel de rappeler une chose simple : des alternatives existent !

Face aux discours des gouvernements de droite MR/Les Engagés qui présentent certaines réformes comme inévitables, il est essentiel de rappeler une chose simple : des alternatives existent !

Des choix plus justes, plus efficaces et plus cohérents avec les réalités vécues par les citoyens et citoyennes. Plutôt que de faire peser les efforts sur les mêmes, il est possible de mieux répartir les richesses, de valoriser le travail et de construire des solutions qui protègent réellement les travailleurs et les travailleuses. La question n’est donc pas de savoir s’il y a des options, mais de décider lesquelles nous voulons mettre en œuvre.

Plein emploi : la solution vs. La punition

Inciter les entreprises à recruter les personnes au chômage. Soutenir les travailleurs, les travailleuses, les chercheurs d'emploi. Voilà notre but ! Les entreprises ont un rôle à jouer.

La loi « plein emploi »

Pour que chaque personne puisse travailler et que l’économie se porte mieux, nous proposons d’adopter une loi « plein emploi ». L’idée est simple : chaque entreprise de plus de 50 travailleurs engage 3 % de personnes au chômage depuis plus de deux ans. Pour cela, nous les aidons avec un soutien de 15 000 euros par emploi et les formations nécessaires au sein de l'entreprise. De cette manière, on crée près de 100 000 emplois et on évite de condamner les gens à la pauvreté.

Plus de 100 000 emplois en vue

Une telle mesure permettrait de créer près de 100 000 emplois. C’est aussi un moyen concret de réduire le chômage de longue durée, au bénéfice de tous. Tout le monde y gagne : le travailleur, l’employeur et la sécurité sociale.

La justice vs. Les privilèges

Au PS, nous voulons un monde où les très grandes fortunes, les banques et les multinationales participent, elles aussi, à l'effort commun. Ainsi, comme nos voisins français, nous souhaitons appliquer la taxe « Zucman » pour instaurer un impôt sur les très grosses fortunes. La Belgique doit sortir d’un modèle fiscal où les plus riches contribuent moins que les travailleurs et la classe moyenne. Nous voulons aussi faire contribuer équitablement les banques et les multinationales.

Créer un choc de justice fiscale

Sous le gouvernement précédent, les socialistes ont veillé à ce que chacun contribue équitablement au financement des politiques publiques. Nous avons instauré une taxe sur les comptes-titres qui génère annuellement plus de 425 millions d’euros de recettes pour les citoyens. Nous avons mis à contribution les multinationales, ce qui rapporte 630 millions par an. Mais aujourd’hui encore, en Belgique, un travailleur paie proportionnellement bien plus de taxes qu’une très grande fortune. Cette injustice fait toujours de notre pays un paradis fiscal pour les mieux nantis, tandis que les travailleurs voient leurs salaires taxés à 40 %. Il est temps de créer un choc de justice fiscale !

Une contribution juste et équilibrée

Nos propositions tiennent en trois mécanismes qui peuvent rapporter plusieurs milliards au bénéfice de toutes et tous :

  1. Certains disposent d’un patrimoine de 5 millions d’euros : on leur demande de payez 1 % de taxe. Quelques-uns ont plus de 100 millions d’euros : ils paieront 2 %. C’est un impôt sur le capital, progressif, juste et réaliste pour éviter l’évasion fiscale. C’est une question de justice : il s’agit de faire en sorte que le plus riches de participent équitablement à l'effort collectif.
  2. Certains jouent copieusement en bourse et se font ainsi de l’argent. Ils seront taxé à 30 % ; ils cotiseront comme celles et ceux qui travaillent. La Belgique est un paradis fiscal pour le capital et l’un des seuls pays à ne pas taxer la spéculation boursière. Nous voulons rétablir la justice fiscale entre le capital et le travail.
  3. Les banques et les multinationales actives en Belgique comme Engie/Electrabel ont engrangé 24 milliards de bénéfices en 2024. En taxant leurs surprofits à 5 %, on pourrait améliorer les soins de santé, rénover plus d’écoles, créer des places en crèche…

Pensions : la reconnaissance vs. la pression

Faire travailler tout le monde plus longtemps pour une plus petite pension : voilà la logique de la réforme actuelle des pensions portée par Les Engagés et le MR. Le gouvernement prévoit même des sanctions financières pour celles et ceux qui partiraient avant 67 ans, y compris si leur métier est très pénible.

Oui, il faut réformer les pensions mais il faut le faire de manière juste : en adaptant les fins de carrière, en tenant compte des temps partiel, en garantissant des pensions dignes... en ne méprisant  pas celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie. C’est un choix politique. 

Une alternative plus juste : reconnaître la pénibilité du travail

Nous proposons une alternative à la réforme actuelle des pensions : une alternative qui tient compte de la pénibilité du travail dans le calcul des pensions. Concrètement, cela signifie intégrer des critères objectifs comme les contraintes physiques, les horaires difficiles, les risques élevés ou la charge mentale. 

Ces différents critères permettraient, selon les métiers, de partir plus tôt à la pension sans être pénalisé. Une personne ayant été fortement exposée à plusieurs formes de pénibilité pourrait ainsi bénéficier d’une reconnaissance renforcée. Cela permet d’éviter des situations absurdes où des travailleurs usés par leur métier sont contraints de continuer au détriment de leur santé.

Plus de justice.

L’objectif de cette proposition n’est pas de fixer un âge unique, mais d’ouvrir une fenêtre de départ, entre 60 et 67 ans, en fonction de la réalité de chaque parcours professionnel.

Pour garantir l’équité de ce système, cette reconnaissance de la pénibilité reposerait sur un conseil scientifique indépendant chargé de définir et d’actualiser les critères, sur base de données objectives.

La mise en œuvre passerait aussi par la concertation sociale - représentants des travailleurs et des employeurs - pour adapter les critères aux réalités des différents secteurs d'activités.

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