Un déficit doublé et une politique inefficace
Le nouveau rapport du Comité de monitoring est en effet sans appel. Alors que le gouvernement Nva / MR / Les Engagés disait avoir la rigueur budgétaire comme boussole, le déficit dépassera à 40 milliards d'euros :
- L’écart avec l’accord de Gouvernement (3% de déficit en 2030, soit -22 milliards) est désormais de 18 milliards. Même avec le nouveau tour d’austérité annoncé de 8 milliards, l’accord de Gouvernement semble périmé.
- En moins de deux ans, le déficit attendu a tout simplement doublé par rapport à 2024 !
Pire, pour tenter de redresser les comptes, le gouvernement a demandé aux citoyens de faire des efforts. Il a diminué les pensions, il a réduit les salaires des travailleuses et des travailleurs avec deux sauts d'index partiels alors que le coût de la vie explosait, il a augmenté les taxes en pleine crise énergétique, il a augmenté le coût des médicaments, etc. Et malgré tout cela, les finances publiques sont aujourd'hui dans un état pire qu'à son arrivée.
La facture reportée sur le prochain gouvernement
Le rapport montre également que le gouvernement ne se contente pas de laisser un déficit historique. L’Arizona reporte aussi une partie de la facture sur les prochains gouvernements et les générations futures, avec des dépenses insuffisamment financées et des engagements qui pèseront encore davantage sur les finances publiques dans les années à venir, notamment en défense. Le déficit se creuse en effet encore d’ici 2031 de plusieurs milliards.
« On a demandé aux travailleurs, aux pensionnés et aux malades de faire des efforts parce qu'il fallait, disait-on, sauver les finances publiques. Deux ans plus tard, le constat est implacable : ils ont payé, mais les comptes sont totalement plombés. C'est un triple échec : un déficit qui explose, un taux d'emploi qui stagne et un pouvoir d'achat qui continue de reculer. Le plus inquiétant, c'est que le gouvernement Nva / MR / Les Engagés semble vouloir faire payer une deuxième fois les citoyens pour réparer les dégâts de sa propre politique », poursuit Frédéric Daerden.
Des alternatives justes existent
Ce naufrage budgétaire de 40 milliards est la conséquence des choix du gouvernement Arizona, de ses politiques injustes et inefficaces qui frappent les travailleurs, les pensionnés, les malades. C’est le résultat de choix politiques qui ne relancent pas l’économie. Quoiqu’en disent De Wever et ses partenaires, si, il y a des alternatives !
Il est temps d'emprunter une autre voie : lutter réellement contre la fraude fiscale, faire contribuer les très grandes fortunes et les multinationales qui réalisent des profits records, soutenir réellement la création d’emplois et les travailleurs, et investir dans l'économie et le pouvoir d'achat.