Le cœur du problème : la baisse des recettes liée au blocage des salaires
Selon la Banque Nationale de Belgique, la principale cause de la dégradation budgétaire actuelle réside dans la baisse des recettes de l’État, notamment en raison du blocage des salaires décidé par le gouvernement Michel (MR/N-VA). En dix ans, la part des salaires dans la richesse nationale a reculé de 3,5 %, au profit des marges bénéficiaires des entreprises, aujourd’hui supérieures à celles observées dans le reste de la zone euro.

Augmenter les salaires de 1 % par an : un choix de justice sociale et de bon sens économique
Le PS propose une hausse généralisée des salaires de 1 % par an. Concrètement, cela représente une centaine d’euros de plus par mois pour les travailleuses et les travailleurs. Cette mesure est une première étape, à compléter par une réforme fiscale ambitieuse au bénéfice des bas et moyens revenus.

Ce rattrapage salarial n’est pas un coût, c’est un investissement. Il génère en effet des recettes supplémentaires : près de 4 milliards d’euros pour l’État en quatre ans via les cotisations sociales et le précompte professionnel. Et cela ne représente que 8 % des bénéfices nets des entreprises, qui ont atteint un record de 163 milliards d’euros en 2024.
Un plan budgétaire alternatif qui mise sur l’équité
Cette proposition s’inscrit dans le cadre plus large du budget alternatif du PS pour 2026, qui prévoit plus de 16 milliards d’euros d’économies et de recettes nouvelles, sans faire peser l’effort sur les classes moyennes ou les plus fragiles. Parmi les mesures proposées : une contribution sur les grandes fortunes, la captation des surprofits bancaires et énergétiques, une lutte renforcée contre la fraude fiscale et sociale, et une rationalisation des aides aux entreprises, aujourd’hui surdimensionnées par rapport aux pays voisins.
Paul Magnette : « Récompenser le travail, c’est le meilleur plan de relance »
Pour Paul Magnette, président du Parti Socialiste : « Augmenter les salaires, c’est bon pour les travailleurs, c’est bon pour les entreprises et c’est bon pour l’économie. C’est rendre leur juste part à celles et ceux qui font tourner le pays, c’est aussi restaurer un pouvoir d’achat fortement abîmé par ces gouvernements de droite. Mieux rémunérer le travail, c’est le meilleur plan de relance ».
« Cette proposition montre qu’une autre voie est possible. Elle allie justice sociale, efficacité économique et responsabilité budgétaire. C’est la voie que le PS choisit de défendre pour sortir le pays de l’impasse actuelle », conclut Paul Magnette.
Le PS défend une autre voie pour 2026 : une Belgique où le travail paie à nouveau, où le budget est rééquilibré sans sacrifier la justice sociale.