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Etre expulsée ou battue:
mettre fin à la double peine des femmes étrangères |
18/03/2010
L'actualité remet aujourd'hui sur le devant de la scène l'horreur que rencontrent certaines femmes battues qui après avoir encaissé les souffrances physiques etmorales d'un mari violent sont menacées d'expulsion.
Le cas de cette jeune verviétoise, en ordre de séjour sur notre territoire, est particulièrement édifiant: alors qu'elle affirme avoir été cloîtrée de force et battue, alors qu'elle s'est réfugiée auprès de l'association Karima, elle vient de recevoir un ordrede quitter le territoire! Son titre de séjour provisoire se transforme, comme dans un cauchemar, en un ordre d'expulsion! Parce qu'elle quitte un mari violent, parce qu'elle se réfugie pour se protéger des coups, elle ne rentre plus dans le critère du regroupement familial et est menacée d'expulsion.
Pour
Linda Musin, députée PS, c'est une double peine qu'on impose aux femmes étrangères qui doivent choisir de rester avec leur mari et de se faire battre ou de se faire expulser.Il semblerait que heureusement le cas de la jeune verviétoise sera réexaminé. Mais pour la députée PS, il faut changer la loi et créer une sécurité pour ces personnes déjà fragilisées et traumatisées en empêchant une expulsion systématique qui ne peut être suspendue aujourd'hui que par le fait du ministre.
Le groupe PS a déposé une proposition qui vise à protéger de l'expulsion la femmevictime d'actes de violence physique de la partde son partenaire. Elle sera examinée dans 15 jours par la Commission de l'Intérieur de la Chambre.