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Achat des terres des pays en développement : Olga Zrihen dit stop au néocolonialisme!
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16/03/2010
13x la Belgique. C’est l’équivalent de la superficie des terres qui ont changé de mains ou sont l’objet de négociations en Afrique, en Amérique latine ou en Asie. Plus de 40 millions d’hectares ont été acheté à des pays en développement par des pays riches, des puissances émergentes, comme la Chine ou les pays de la péninsule arabique, ou encore des fonds d’investissements. Et le phénomène va en s’amplifiant. A cause principalement de l’impact du changement climatique (sécheresses, pénuries d’eau, déforestation,..), de l’urbanisation croissante,…
Le but n’est pas le bien-être des populations locales. Ces manœuvres économiques ont pour but de spéculer sur la valeur des terres arables et de leurs productions sur le marché de l’exportation. Ce processus d’accaparement des terres vise à faire disparaître l’agriculture paysanne et non à l’améliorer, ce qui tend à fragiliser encore la souveraineté alimentaire des pays ciblés par cette pratique.
Négation des droits fonciers des populations autochtones, appropriation par le biais de processus illégaux, anéantissement des populations locales, achats massifs de terres par des étrangers,…: il s’agit ni plus ni moins d’un néo-colonialisme économique et financier!
La souveraineté alimentaire des pays occupés est en jeu. Si ces pratiques ne sont pas encadrées ou supervisées, des crises sociales et politiques ou des conflits éclateront.
Olga Zrihen veut attirer l’attention du Gouvernement belge et de la communauté internationale sur cette problématique. La sénatrice socialiste demande notamment au Gouvernement de prévoir un budget de coopération pour soutenir la mise en place dans les pays partenaires une réglementation imposant aux investisseurs étrangers certains critères minimaux :
Les investissements doivent être couplés à des projets à haute intensité de main-d’œuvre locale;
Les investissements doivent réserver une partie significative des récoltes, à mettre en vente sur les marchés locaux sans affecter négativement lesdits marchés locaux;
Les investissements doivent préserver les sols, les nappes phréatiques et l’environnement.