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Fatiha Saidi reste prudente face à l'annonce d'un accord fédéral sur les nuisances sonores et le survol de Bruxelles |
10/03/2010
Le mardi 9 mars dernier, en Commission de l’Environnement, Fatiha Saidi a interpellé Evelyne Huytebroeck, Ministre en charge de l’Environnement à la région, suite à l’annonce d’un accord fédéral portant sur les nuisances sonores et le survol de Bruxelles. Cet accord, présenté lors du conseil des ministres du 26 février dernier, comporte des avancées notamment la suppression de la route Chabert.
Lors de son interpellation, la député socialiste a salué la prudence du Gouvernement bruxellois et sa volonté de prendre du recul par rapport au plan annoncé par la presse. Elle a néanmoins déploré l’absence de dialogue et de concertation avec la Région bruxelloise malgré la décision prise en ce sens par le conseil des ministres le 19 décembre 2008, à savoir la création d’un forum de concertation, composé, entre autres, par des bourgmestres.
Elle a en outre attiré l’attention de la Commission sur deux points fondamentaux: le danger d’un terminal «low cost» qui risquerait d’avoir un appel d’air sur les opérateurs et la nécessité de la mise en conformité de la nuit environnementale avec les directives européennes (qui commence à 23h et se termine à 7h).
La députée a aussi souligné que quelle que soit la qualité de l’accord concocté, il s’agissait avant tout d’une problématique touchant à la santé des citoyens et que de ce fait une instance comme le service de médiation était indispensable pour continuer à recueillir les plaintes et à diffuser les informations auprès des milliers de personnes concernées. Dans ce cadre, le soutien à toutes les initiatives citoyennes menées par les associations de défense des riverains est fondamental pour compléter au mieux la cartographie du bruit lié au survol aérien du territoire.
Enfin, Fatiha Saidi a finalement rappelé d’une part la promesse inscrite dans l’accord gouvernemental visant à plaider pour une suppression totale des vols de nuit au niveau européen et d’autre part la revendication régionale pour la mise en place d’un organe de contrôle indépendant, neutre et objectif de la problématique des nuisances sonores.