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Réaction du PS aux déclarations de Van Quickenborne :
plutôt que de remettre en cause l’indexation des salaires, c’est au coût de la vie qu’il faut s’attaquer ! |
10/03/2010
Ce n’est pas la première fois qu’on entend le discours du Ministre de l’économie, Vincent Van Quickenborne, qui persiste à voir l’indexation des salaires comme «un handicap», et donc un principe à remettre en question.
Pour le PS, ces propos procèdent d'une vision ultra-libérale de l'économie, et en aucun cas d'une vision humaine et sociale.
L'indexation des salaires est d'abord une mesure de justice sociale.
Remettre en question ce principe, c’est courir le risque d’appauvrir les citoyens. Dans un contexte où des milliers de travailleurs sont frappés de plein fouet par la crise économique et financière, cela revient à de la provocation !
Le maintien du système d’indexation est l’un des principaux acquis socialistes pour limiter l’écart entre les salaires et le coût de la vie, qui ne cesse d’augmenter. Le PS entend poursuivre ce combat pour augmenter le pouvoir d’achat des gens et maîtriser le coût de la vie.
C’est pourquoi le PS s’oppose fermement à la vision caricaturale du Ministre Van Quickenborne et invite les partenaires sociaux, dans le cadre des négociations interprofessionnelles, à veiller à garantir ce mécanisme essentiel pour le bien-être des gens.
S’attaquer réellement au coût de la vie.
Par ailleurs le PS se réjouit de voir le Ministre émettre – pour la première fois! – un timide soutien à la proposition du PS, déposée par la députée PS
Karine Lalieux, de «permettre à l’Observatoire d’examiner plus finement les marges bénéficiaires des intermédiaires dans la formation des prix».
Néanmoins le Groupe PS à la Chambre appelle le Ministre à donner une vraie consistance à l’Observatoire des prix, notamment en:
- en prévoyant un dispositif de contrôle spécifique pour les 150 produits considérés comme de première nécessité;
- et en élargissant l’Observatoire aux associations de défense des consommateurs;
Pour le PS, il convient d’aborder le débat sur le contrôle des prix de manière sereine, en se détachant des idéologies historiques et des dogmes politiques qui polluent toute réflexion scientifique.
La relance de l'économie, contrairement à ce que semble penser le Ministre Van Quickenborne, ne passe pas par un appauvrissement général de la population, mais au contraire par un soutien au pouvoir d'achat des ménages.