La ministre de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Égalité des chances, Fadila Laanan, a fait adopter par le gouvernement de la Communauté française, ce jeudi 17 décembre, une série d’arrêtés octroyant des subsides à de nombreux opérateurs culturels de Bruxelles et de Wallonie.
Bruxelles
- 134.000 euros au Palais des Beaux-Arts, pour l’organisation d’une exposition monographique et la publication d’un catalogue consacrés à l’artiste bruxellois, Maurice Frydman. Cette initiative arrive à point nommé, au moment où l’artiste se propose de faire une importante donation d’œuvres à la Communauté française.
- 64.330 euros à l’asbl La Fonderie, dans le cadre de sa convention quinquennale de mise en conformité, conclue avec la Communauté française. Le décret du 17 juillet 2002 relatif à la reconnaissance et au subventionnement des musées et autres institutions muséales prévoit l’octroi de ce type de subvention pour permettre aux opérateurs de se mettre en conformité avec les exigences requises pour être reconnues comme musées ou comme institutions muséales.
- 35.000 euros au Centre international pour la Ville, l’Architecture et le Paysage (CIVA) pour soutenir une vaste exposition consacrée au design, «La Belgique des autres». Cette exposition vise à développer une dynamique de promotion des arts plastiques auprès du grand public.
- 32.000 eurs à l’asbl «Le Conservatoire numérique» pour la réalisation de l’étude de faisabilité relative au futur portail d’accès aux patrimoines culturels numérisés. Pour relever le défi de la numérisation, en octobre 2007, le gouvernement de la Communauté française a adopté le Plan de préservation et d’exploitation des patrimoines, «le Plan Pep’s», qui doit permettre la conservation durable et l’accès du public à tous les patrimoines numérisés et numérisables. La mise en œuvre d’un portail d’accès aux patrimoines culturels numérisés fait partie des réalisations prévues par ce Plan. L’étude de faisabilité comportera notamment l’inventaire des objets numérisés lors des campagnes de numérisation subventionnées par la Communauté française, mais également des propositions de présentation active et interactive des contenus.
- 15.974,80 euros à l’asbl Court-Circuit, pour l’acquisition d’une camionnette nécessaire dans le cadre des missions de l’association liées à la coordination du réseau de salles «ClubPlasma» ainsi que du «Circuit des festivals». Active depuis près de quinze ans dans le secteur des musiques actuelles, Court-Circuit est un acteur fédérateur en Communauté française. Il bénéficie depuis 1996 d’un contrat-programme qui lui permet de développer des projets à long terme. Outre un rôle quotidien d’information, de conseil et de ressources, Court-Circuit organise de nombreuses actions de promotion à destination des jeunes groupes et artistes.
- 12.916 euros à l’asbl Archives et musée de la Littérature. Cette subvention d’aménagement et d’équipement est destinée à financer l’acquisition de matériel de captation sonore pour les vidéos de théâtre.
- 10.000 euros à l’asbl « Contredanse» pour la numérisation de ses archives. Cette numérisation du patrimoine dont Contredanse dispose au niveau des créations chorégraphiques de la Communauté française est indispensable à la mise en valeur du travail mené par nos chorégraphes depuis vingt ans et aux travaux de recherche qui peuvent être menés sur leur travail. Ce travail de numérisation avait déjà bénéficié en 2007 et 2008 d’un soutien de 25.000 euros.
- 10.000 euros à l’asbl Centre de Recherche et d’Information Sociopolitiques (CRISP) pour la réalisation d’un dossier intitulé «Les Musées en Communauté française». La dernière étude que le CRISP a consacrée aux musées date de 1999 et le portrait socioéconomique du secteur muséal dressé par l’Observatoire des politiques culturelles date de 2005. Depuis lors, le décret du 17 juillet 2002 sur la reconnaissance et le subventionnement des musées et autres institutions muséales mis en application par l’arrêté du 22 juillet 2006 a induit une modification profonde du secteur muséal. La subvention doit permettre la réalisation d’une nouvelle étude, qui devrait être publiée en 2010, dont l’objectif est de prendre en compte ces changements.
- 6.975 euros à l’asbl Présence et actions culturelles (PAC), en application de la Circulaire ministérielle organisant le soutien des programmes de formation des cadres de l’animation et de l’action socioculturelles.
- 6.400 euros à l’asbl Collectif Solidarité contre l’Exclusion. Cette subvention d’aménagement et d’équipement est destinée à financer du matériel informatique et bureautique.
- 6.000 euros à l’asbl Présence et actions culturelles (PAC) pour le lancement de la nouvelle collection «Les voies de la création culturelle». Ce projet éditorial comporte deux volets. Le premier se veut relais et analyse d’aventures culturelles originales, créatives et qui ont en commun une volonté d’inventer d’autres rapports aux publics. Le second propose des contributions sur les politiques culturelles et artistiques. La collection est conçue comme un outil de référence pour les professionnels et décideurs du champ culturel. Sa diffusion est assurée de manière large, à travers les bibliothèques, les centres de recherche et les universités notamment.
- 4.526 euros à l’asbl GSARA, en application de la Circulaire ministérielle organisant le soutien des programmes de formation des cadres de l’animation et de l’action socioculturelles.
- 4.000 euros à l’asbl «Article 27». Cette subvention d’aménagement et d’équipement est destinée à financer de l’ameublement.
- 3.000 euros à l’Université libre de Bruxelles pour l’organisation d’une exposition «Pas ce soir, chéri(e)». L’objectif de cette manifestation culturelle et scientifique est d’aborder l’histoire de la/des sexualité(s) sans tabou, en traitant de manière critique les questions de société les plus sensibles. Cette exposition, qui s’inscrit dans le cadre des manifestations du 175e anniversaire de l’ULB, vise également à mettre en évidence les progrès réalisés dans le domaine de la santé. Et à sensibiliser les visiteurs aux questions de contraception, de prévention (sida, MST…), tout en favorisant la réflexion sur le «mieux être» personnel et social.
- 2.000 euros à l’Université libre de Bruxelles pour contribuer à la production de la publication«Revival and invention, sculpture through its material histories». L’ouvrage est coédité par Martina Droth (conservatrice du Département Sculpture au Yale Center for British Art) et Sébastien Clerbois, professeur assistant à l’ULB. Les articles sont l’œuvre de spécialistes de la question, originaires de plusieurs pays d’Europe et des États-Unis. L’ouvrage paraîtra en 2010 chez l’éditeur Peter Lang. Cette publication s’inscrit dans la continuité d’un colloque international organisé en 2005 par l’ULB et le Henry Moore Institute de Leeds, déjà subventionné par la Communauté française. Le fait que l’ouvrage paraisse en anglais constitue une occasion pour la Communauté française d’être promue en-dehors de nos frontières.
Bruxelles - Liège
- 15.000 euros à l’asbl Voix de Femmes, comme subside complémentaire dans le cadre de l’organisation de la neuvième édition du festival éponyme, manifestation organisée à Liège, Anvers et Bruxelles en novembre 2009. La dotation annuelle actuelle de 92.000 euros que la Communauté française alloue à l’association lui permet de couvrir essentiellement les frais de fonctionnement, dont les coûts liés aux charges salariales. Elle bénéficie d’une convention venant à échéance au 31 décembre 2009, actuellement en cours de renouvellement. Au travers du festival, l’asbl Voix de Femmes poursuit ses missions fondatrices, à savoir témoigner de la diversité culturelle portée par les femmes et susciter des rencontres autour de cette diversité. Cette manifestation intègre plusieurs disciplines (théâtre, chant, arts plastiques, musique, ateliers pédagogiques, rencontres, forums et cinéma) ainsi que plusieurs initiatives menées en collaboration avec différentes associations féminines, garantes de la justesse et de la mixité des publics au moment du festival. Le complément de 15.000 euros doit permettre à l’association de supporter les charges liées à l’édition 2009 de son festival, malgré la perte d’un important subside européen.
Province de Liège
- 91.000 euros à l’asbl «Agence régionale de développement culturel du pays de Liège» pour la mise en œuvre de «la coordination culturelle du pays de Liège». Faisant suite au désengagement progressif de la Communauté française des Agences régionales de développement culturel, les centres culturels liégeois ont choisi de construire ensemble une nouvelle dynamique, axée sur la mise en commun de leurs compétences afin de déployer des projets en commun au bénéfice de leurs publics. Ces initiatives visent à développer:
o la sensibilisation du jeune public;
o une programmation jazz et rock et un accompagnement des artistes.
- 70.000 euros à la Ville de Liège, gestionnaire du «Grand Curtius», dans le cadre de sa convention de mise en conformité 2009-2010 conclue avec la Communauté française. Le décret du 17 juillet 2002 prévoit l’octroi de ce type de subvention pour permettre aux institutions de se mettre en conformité avec les exigences requises pour être reconnues comme musée ou comme institution muséale.
- 15.680 euros au Centre Culturel de Braives-Burdinne. Cette subvention d’aménagement et d’équipement est destinée à financer le matériel son et lumière ainsi que l’équipement technique d’une nouvelle infrastructure.
- 5.000 euros à l’asbl Musée communal de Comblain-au-Pont, dans le cadre de sa reconnaissance en catégorie C dans le cadre du décret du 17 juillet 2002 relatif à la reconnaissance et au subventionnement des musées et autres institutions muséales, suite à l’avis favorable du Conseil des Musées et autres institutions muséales. La subvention a pour objectif de soutenir les activités menées en 2009, la reconnaissance n’entrant en vigueur que le 1er janvier 2010.
Province de Namur
- 71.199,07 euros au Centre de prêt de matériels de la Communauté française, à Naninne, afin de compléter son équipement matériel de sonorisation de concerts. Ce subside est destiné à financer l’acquisition d’une amplification de façade de 15.000 watts minimum, d’une amplification retour de scène de 8.000 watts minimum, de deux tables de mixage professionnelles de 32 pistes, d’un kit complet de micros, pieds micros, câblage, etc. Cet équipement est destiné à être prêté notamment à des maisons de jeunes ainsi qu’à des groupes de musique non classique.
- 20.000 euros à l’asbl Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, à Namur. Depuis quelques années, elle organise, en partenariat avec le Centre d’expression et de créativité Miroir Vagabond, une parade des lanternes à l’occasion d’une journée mondiale du refus de la misère. Ce projet créatif, impliquant des publics précarisés, vise à sensibiliser le grand public et les mandataires à cette problématique. Cette subvention permettra de renforcer l’envergure de la manifestation en 2010, en lien avec le programme mis en œuvre par la Direction générale de la Culture sur le thème de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, dans le cadre de la présidence belge de l’Union européenne. La phase de préparation du projet a déjà été entamée en 2009.
- 13.454 euros à l’asbl A Cœur Joie, à Namur, en application de la Circulaire ministérielle organisant le soutien des programmes de formation des cadres de l’animation et de l’action socioculturelles.
Hainaut
- 38.740 euros à l’asbl « Ecomusée régional du Centre» à La Louvière pour la numérisation de ses archives, dans le cadre du Plan de préservation et d’exploitation des patrimoines, «le Plan Pep’s», adopté en octobre 2007 par le gouvernement de la Communauté française. La subvention porte sur la numérisation de divers fonds archivistiques de l’Ecomusée régional du Centre relatifs à l'histoire sociale économique et industrielle de la Communauté française. Il s'agit en l'occurence de la numérisation de photographies, 1000 plaques de verre, 1000 plans de formats variés, 3000 photographies, 10.000 pages d'ouvrages avec ou sans iconographie et 42.000 fiches individuelles d'ouvriers.
- 30.000 euros à la Ville de Mons, dans le cadre de la convention quinquennale de mise en conformité du Musée des Beaux-Arts conclue avec la Communauté française. Le décret du 17 juillet 2002 relatif à la reconnaissance et au subventionnement des musées et autres institutions muséales prévoit l’octroi de ce type de subvention pour permettre aux opérateurs de se mettre en conformité avec les exigences requises pour être reconnues comme musées ou comme institutions muséales.
- 15.000 euros à l’asbl ProFor Events, dans le cadre de l’organisation de l’édition 2009 du festival «Riff’n’Bips» à Mons.
- 10.000 euros à la ville de Charleroi, gestionnaire du Musée du Verre, dans le cadre de sa reconnaissance en catégorie B, dans le cadre du décret du 17 juillet 2002 relatif à la reconnaissance et au subventionnement des musées et autres institutions muséales, suite à l’avis favorable du Conseil des Musées et autres institutions muséales. La subvention a pour objectif de soutenir les activités menées en 2009, la reconnaissance n’entrant en vigueur que le 1er janvier 2010.
-3.100 euros auCentre culturel régional de Charleroi L'Eden, pour l'organisation d'animations avec des écrivains de la Communauté française. Le Centre culturel régional de Charleroi a mené en 2009 un ensemble d’animations et de lectures vivantes avec des enfants, des adolescents et des adultes tout au long de la saison (actions intégrées au parcours «Droits de l’Homme» et à l’opération «Lire dans les parcs», dossiers pédagogiques à destination des enseignants,…), en collaboration avec une bibliothèque pivot de Charleroi, celle de l’Université du Travail.
- 3.000 euros à la Ville de Mons pour le programme d’animations liées à l’Exposition «Keith Haring» organisée par le BAM. Ceci dans le cadre du contrat-programme 2009-2012 de l’opérateur Ville de Mons, doté d’une subvention annuelle de 480.000 euros,qui doit lui permettre de développer une politique audacieuse dans le domaine des arts plastiques. Mons gère en effet plusieurs sites majeurs dévolus aux arts plastiques et bénéficie d’un statut particulier lié à son positionnement comme candidate au titre de Capitale européenne de la Culture.