 |
Le PS dénonce la cécité politique des grandes puissances face à la crise financière. |
Le G 20, réuni à Londres, a rejeté la proposition d'une taxe portant sur les transactions financières.
On estime que seuls 2 % des transactions financières concernent des livraisons de biens ou des prestations de services ! C’est dire l’ampleur des échanges financiers consistant en opérations de change ou en produits dérivés, lesquels donnent souvent lieu à des mouvements spéculatifs nocifs.
Une taxe de type Tobin permettrait de décourager les mouvements purement spéculatifs dès lors qu’ils impliqueraient un coût proportionnel aux volumes échangés.
De l'avis de nombreux économistes, un tel prélèvement assurerait la stabilité financière mondiale.
De plus, le rendement de cette taxe financerait l’aide au développement, dans un contexte où la crise financière à provoqué une augmentation désastreuse de la faim dans le monde (près d’un milliard d’êtres humains souffrent aujourd’hui de la faim).
Pour le PS, le signal donné par le G 20 est inquiétant et très négatif. Sans mesure structurelle à l’échelle internationale contre la dérégulation financière, nous sommes condamnés à revivre les mêmes dégâts. Le Parti en appelle dès lors à une mobilisation générale pour que la taxe Tobin soit rapidement remise à l’ordre du jour de l’agenda politique, tant au niveau européen qu’au niveau international.