Le PS Belge : 1945


1945 : le Parti Socialiste Belge
 
La guerre met fin au P.O.B., que son président Henri De Man (depuis le décès de Vandervelde fin 1938) dissout pour rejoindre les rangs de la collaboration.
 
Il n'est pas suivi : les socialistes s'engagent en masse dans la Résistance, et du côté wallon, ils réfléchissent pendant l'occupation à une restructuration radicale du mouvement socialiste et de l'Etat belge sur une base fédérale. Cette idée ne sera pas retenue à la Libération. En revanche, les socialistes clandestins l'emportent en 1945 lorsque le mouvement opte pour l'autonomie de ses quatre grandes branches. Les organisations syndicale (FGTB), mutuelliste et coopérative sont désormais indépendantes de l'organisation politique, devenue Parti Socialiste Belge (P.S.B.).
 
Après le règlement de la question royale et l'éviction du Roi Léopold III sous la pression de la gauche, les années 50' seront marquées par de grands conflits scolaires. Au Parti catholique, seul au pouvoir de 1950 à 1954, favorisant l'enseignement "libre", succèdent en 1954 les socialistes qui s'efforcent ensuite avec les libéraux de "renverser la vapeur" au profit des écoles officielles. Toutefois, il n'est guère question à l'époque de grands acquis sociaux. Les principales réformes économiques et sociales, dont l'instauration de la sécurité sociale, ont été obtenues sous les gouvernements à direction socialiste de l'immédiat après-guerre.
 
A la fin de la décennie, les problèmes économiques et sociaux reviennent à l'avant-scène quand les points d'ancrage de l'industrie wallonne sont en crise. Parti et syndicat socialistes ont alors un même but, la réalisation de réformes de structures économiques. Les militants wallons y ajoutent le fédéralisme à l'occasion de la grève générale de l'hiver '60 contre un projet de "loi unique" du gouvernement chrétien-libéral.
 
Tout comme l'affaire royale, la "grande grève" est le révélateur de l'ampleur du problème communautaire et linguistique. Les efforts en vue de régler les tensions communautaires, entre 1961 et 1965, ne conduisent pas à l'apaisement. Dès lors, les socialistes wallons s'orientent encore plus vers la revendication fédéraliste à partir de 1967. Ils contribuent en 1970 à inscrire dans la Constitution une solution de type "communautaire et régionaliste".