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Toujours plus pour quelques privilégiés, toujours moins pour la majorité des citoyens !

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Toujours plus pour quelques privilégiés, toujours moins pour la majorité des citoyens !

Toujours plus pour quelques privilégiés, toujours moins pour la majorité des citoyens !

Dans sa déclaration relative au budget 2018-2019 et aux résultats de son Conseil des Ministres thématique, le gouvernement Michel s’entête à accorder toujours plus d’avantages à quelques privilégiés et ce, sur le dos de la majorité des citoyens.

Cet entêtement se conjugue sous plusieurs formes :     
  • Plus de flexibilité et une précarisation renforcée du travail au détriment du bien-être, de la qualité de vie et de la santé des travailleurs (travail de nuit dans le e-commerce sans compensation salariale sans négociation, intérim dans la fonction publique sans négociation, etc.) et au seul profit des employeurs ;
  • Avantage pour certains travailleurs avec un « bon salaire » (extension de l’épargne-pension, possibilité de se constituer une pension libre complémentaire pour les salariés et un deuxième pilier pour les indépendants, etc.) ;
  • Réduction drastique du financement de la sécurité sociale via la multiplication de mesures qui réduit les cotisations sociales payées par les travailleurs et les employeurs (augmentation des avantages non récurrents liés aux résultats sans cotisation sociale du travailleur, extension des flexijobs au secteur du commerce et aux pensionnés, diminution du salaire brut des jeunes de 18 à 21 ans à cause des mesures liées au starterjobs, etc.) ;
  • Réduction drastique du financement de l’Etat via des mesures exonérant les travailleurs et les employeurs du paiement d’une partie de l’impôt et de mesures non financées (tax shift de près de 10 milliards non financé, revenus complémentaires non taxés pour le travail récréatif et l’économie collaborative, extension du tax shelter, etc.) ;
  • Remise en cause de la concertation sociale : plusieurs mesures reviennent sur des accords unanimes intervenus entre les partenaires sociaux (augmentation de 0,7% de la pension minimum uniquement pour les travailleurs ayant une carrière complète alors que les partenaires sociaux se sont prononcés à plusieurs reprises contre cette mesure discriminatoire, réinstauration de la période d’essai qui avait été supprimée dans le cadre de l’accord historique sur l’uniformisation des statuts ouvriers-employés, possibilité d’instaurer le travail de nuit dans l’e-commerce même si tous les syndicats de l’entreprise ne sont pas d’accord) ;
  • Mise en danger de l’indépendance de la fonction publique par rapport au pouvoir politique par la disparition progressive de la statutarisation (garante de leur indépendance vis-à-vis du politique), à l’heure où toutes les formations progressistes travaillent à une meilleure gouvernance et à davantage d’éthique et de morale dans l’espace publique.


En ce qui concerne le budget, le bilan est tout aussi déplorable : la politique d'austérité menée par le Gouvernement Michel combine des mesures brutales pour la population et un creusement du déficit budgétaire. Les effets retours tant vantés poussent finalement le Gouvernement à reporter l'équilibre budgétaire auquel il s'était pourtant engagé !

Avec le Gouvernement Michel, c'est désormais une habitude, la population paie toujours deux fois.

Pour le PS, le gouvernement MR-NVA n’est pas sérieux. Ses approximations budgétaires font craindre de nouveaux efforts à venir sur le dos des citoyens.

Quant au développement économique, tant vanté par les libéraux, il implique davantage de création d’emplois de qualité et non d’emplois au rabais ; ces emplois de qualité aideraient par ailleurs à un meilleur financement de la sécurité sociale tant nécessaire pour la toute grande majorité de la population.

En lieu et place des mesures inéquitables et inefficaces de Charles Michel, le PS propose une réduction du temps de travail, un accroissement des budgets pour l’innovation (recherche et développement et formation des travailleurs), une réelle démocratie économique (participation des travailleurs aux décisions des entreprises, entreprises à codécision). Le PS estime qu’il est urgent d’établir une meilleure régulation du marché du travail et des secteurs économiques (par exemple dans le monde bancaire).

Elio Di Rupo a eu l’occasion de rappeler encore ce 21 juillet les priorités sociales du PS. Elles visent notamment à augmenter la qualité de notre modèle social : introduction d’un bonus social généralisé permettant à chacun de bénéficier de revenus au moins supérieurs au seuil de pauvreté, limitation de la tension salariale dans les entreprises, un meilleur financement de la sécu pour garantir une protection sociale maximale et que toutes les allocations sociales (pensions, indemnité de maladie, allocation de chômage, etc.) soient payées. Le PS propose aussi de mettre en place un système d’allocations de chômage pour les indépendants.

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