28/06/2012
Deux des sept recommandations soumises par la Commission européenne visent notre système de pension et l’indexation automatique des salaires : « Pour les pensions, le problème en Belgique n’est pas l’âge légal de la retraite, comme veut le faire croire la Commission. Le problème est le départ à la retraite avant l’âge légal. Nous y travaillons et la Commission doit le comprendre. Quant à supprimer l’indexation automatique des salaires, nous sommes clairement contre. Nous avons un accord de Gouvernement à respecter car il reflète le choix des électeurs.» Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas davanatge d’Europe.
Le Ministre PS plaide d’ailleurs pour plus d’unité, mais il faut des messages à caractère social, pas uniquement des signaux libéraux. Il cite comme exemple une vraie taxe sur les transactions financières, un salaire minimum, une union bancaire qui contrôlerait les banques,… C’est de cette manière qu’on corrigera une Europe trop libérale.
Paul Magnette a également insisté pour un juste rééquilibrage de la note proposée par Herman Van Rompuy. « Tout est tendu vers l’objectif de stabilité budgétaire et l’austérité. C’est très contraignant. Or, l’Union a d’autres buts : cohésion sociale, économique, territoriale… Et là, rien ! Où est la relance ? La croissance ? Nous n’avons pas de problème avec la rigueur budgétaire, mais on ne doit pas faire que ça. » D’ailleurs, avec sa rigueur juste, la Belgique maitrise son taux de chômage et sa dette. Contrairement à l’Angleterre qui a coupé dans les dépenses publiques. Le Ministre PS a toutefois indiqué son soutien à Herman Van Rompuy qui travaille au renforcement de l’Europe, mais il faut un juste rééquilibrage des mesures proposées. Il tend, de cette manière, à porter la voix des partis de gauche et progressistes.
Paul Magnette reconnait en effet que la majorité des gouvernements en Europe sont de droite. C’est un fait. Les décisions de la Commission reflètent d’ailleurs cette tendance. Mais il ne s’agit pas pour autant de baisser les yeux et de regarder ses chaussures. On doit se défendre : « Ce sont peut-être des idées, pour l’instant, minoritaires en Europe, mais il ne faut pas renoncer car on est en minorité. François Hollande peut d’ailleurs appuyer ces idées avec un message de relance. Ce sera une première correction possible pour plus de solidarité. Ce sont nos valeurs et il faut les porter. »