03/07/2012
Après avoir refusé de signer un appel large d'une plateforme européenne défendant le droit à l'avortement (www.abortionright.eu), le Conseil de la Jeunesse vient à nouveau de prendre une position plus que timorée sur un droit humain consacré par de nombreux textes internationaux et par la Loi belge.
L'organe censé représenter la jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles a, du bout des lèvres, donné son soutien à la législation en vigueur en mesure d'avortement. Le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) s'étonne de cette position assez complexe. « On ne donne pas son soutien à une Loi, on l'applique » déclarent les jeunes socialistes.
Dans sa communication, le Conseil de le Jeunesse insiste sur de nombreux principes de la loi, afin de réduire l'aspect universel et humain du droit à l'avortement. Le MJS s'étonne même du fait qu'une partie de cette jeunesse renie le droit à la femme de disposer de son corps. Serait-on revenu aux temps obscures des sociétés machistes et phallocrates où l'on considérait la femme comme un seul outil de reproduction ?
Si certaines personnes au Conseil de la Jeunesse se battent clairement pour défendre les droits humains et sociaux acquis pour les femmes, force est de constater qu'une petite majorité souhaite remettre en question des éléments de ces droits. Il est d'ailleurs étonnant que des acteurs tels que « Marche pour la vie », une association rétrograde avec des accointances avec l'ultra-conservateur Archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr Léonard, ait été invité à plaider sa cause au sein du Conseil de la Jeunesse.
Le MJS ne souhaite pas jeter l'opprobre sur l'institution du Conseil de la Jeunesse ni sur ses membres. Il se pose néanmoins la question de la représentativité de cet organe censé porter la voix de toute la jeunesse de Wallonie et de Bruxelles. Selon les jeunes socialistes, « Il faut lancer une grande réflexion sur la composition et le processus électoral du Conseil de la Jeunesse afin qu'il soit représentatif de toutes et tous les jeunes et de toutes les tendances présentes dans le secteur de la jeunesse en Wallonie et à Bruxelles » concluent les jeunes socialistes.