18/07/2012
La stratégie de relance a été présentée ce mercredi 18 juillet par le Gouvernement. Cette stratégie de relance a pour objectif de redynamiser durablement notre économie, de soutenir le pouvoir d’achat des citoyens, de renforcer la compétitivité des entreprises et de créer plus d’emplois de qualité. L’un des axes forts choisi pour favoriser la relance économique est la recherche et l’innovation.
Notre pays investit actuellement 1,99% de son PIB en recherche et développement (OCDE, chiffres de 2010). L’étude « Impact des subventions et des incitations fiscales sur la recherche et le développement des entreprises en Belgique » du Bureau du Plan, a démontré que les incitations fiscales récentes ont amélioré le climat d’investissement pour les activités de R&D en Belgique. La Belgique a par ailleurs l’ambition d’investir, à l’horizon 2020, 3% de son PIB en recherche et développement.
« La relance de l’économie en Belgique se fera aussi à travers la recherche et l’innovation, a indiqué Paul Magnette, Ministre de la Politique scientifique. Il faut aider les entreprises à innover, à être plus performantes, à se développer, à trouver de nouvelles niches d’avenir qui pourront créer de l’activité économique et de l’emploi. »
Afin de rencontrer cet objectif, le Gouvernement a pris les mesures suivantes proposées par Paul Magnette :
- Augmentation du pourcentage de dispense partielle du versement du précompte professionnel sur les salaires des travailleurs de la connaissance. Concrètement, le Gouvernement fera passer de 75% à 80% la dispense de versement du précompte, quelle que soit la catégorie (universités, entreprises). Il s’agit donc d’une véritable aide pour les entreprises qui voient leur charge salariale amoindrie.
- Mise en place d’une plate-forme transversale de veille technologique. Pour assurer une relance sur le long terme, il faut trouver les bons créneaux et les niches d’avenir. Cette plateforme sera chargée d’offrir à toutes les entités du pays, au monde académique et aux entreprises une vision plus précise des forces/faiblesses de nos savoir-faire, de conseiller les secteurs privé et public dans le choix des investissements, et ainsi développer de nouvelles filières industrielles porteuses d’avenir. C’est un outil mis à la disposition tant du pouvoir fédéral que des entités fédérées, des universités et des entreprises.
- Renforcement des coopérations scientifiques avec les pays BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), partenaires avec lesquels de tels échanges sont encore rares. Il faut développer la coopération scientifique pour augmenter les perspectives de collaborations économiques. L’objectif est donc de trouver de nouveaux marchés dans les pays émergeants et dont l’économie est en pleine expansion. Le plan de relance propose d’instaurer des collaborations plus étroites entre les équipes de recherche belges et celles de ces pays ainsi qu’entre les centres de recherche de chacun.
Dans le cadre de sa stratégie de relance, le Gouvernement a également pris acte du Plan recherche présenté par Paul Magnette. Parmi les mesures, figure notamment l’amélioration de l’information relative au visa scientifique ; le renforcement de l’insertion du potentiel scientifique national dans l’espace européen des infrastructures de recherche (ESFRI) ; la création d’une « organisation intermédiaire » (tiers indépendant permettant aux chercheurs d’accéder aux données privées issues de différents fichiers) ; le soutien aux Universités pour l’organisation, en collaboration avec les Etablissements scientifiques fédéraux du pôle « espace », d’un post-master en aérospatiale etc.
Le gouvernement a également décidé d’assouplir les conditions relatives à la déduction fiscale pour revenus de brevets et de relancer la plate-forme « recherche et développement (bio)pharmaceutique » et du « High level group chimie » réunissant des représentants du Gouvernement et des secteurs concernés.