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Les commerces de détail et les petites entreprises doivent perdurer et se transmettre’ : le Ministre MARCOURT lance ‘affairesasuivre.be’

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Les commerces de détail et les petites entreprises doivent perdurer et se transmettre’ : le Ministre MARCOURT lance ‘affairesasuivre.be’

C’est dans une boutique de proximité du centre de Namur que Jean-Claude MARCOURT, le Vice-Président du Gouvernement wallon, Ministre de l'Economie, de l'Industrie, de l'Innovation et du Numérique, a annoncé à la presse ce mardi 9/12/14, le lancement officiel de la première plateforme Internet neutre et indépendante d’achat et de vente de petites entreprises en Wallonie, affairesàsuivre.be.
 
Réalisée en partenariat avec l’UCM et l’IFAPME et financée dans le cadre du Plan Marshall, elle complète les actions de la SOWACCESS (filiale de la SOWALFIN dédiée à la transmission d’entreprises). Elle offre aux petits commerçants, acteurs de l’HORECA, artisans, titulaires de professions libérales, chefs d’entreprises de petites sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500.000 euros, la possibilité de donner une visibilité à l’offre de vente de leur entreprise. C’est également une opportunité pour les acquéreurs potentiels de se faire connaître auprès de ces vendeurs.
 
Le Ministre MARCOURT se fixe comme objectif pour 2015, 150 profils à la vente. Il tient à préciser : ‘cet outil se veut être accessible à tout un chacun. Il vise à soutenir la transmission des commerces de proximité et des petites entreprises. Ce faisant, ce sont des savoir-faire et des emplois qui sont maintenus dans le paysage économique. C’est également une manière de souligner le rôle fondamental tenu par ces petites structures dans la qualité de vie de nos villes et nos villages et et dans le lien social qui en découle.’
 
Les enjeux pour le Gouvernement wallon.
 
Depuis 2006, avec la création de la SOWACCESS, le Gouvernement wallon a fait de la transmission un enjeu stratégique majeur de sa politique industrielle. La structure démographique wallonne est telle que le nombre d’entreprises à transmettre en Wallonie est élevé et en croissance continue. Un nombre significatif d’entreprises wallonnes est liquidé chaque année faute de repreneurs. Cela veut dire des emplois wallons qui disparaissent. En outre, le taux de faillite des sociétés reprises est sensiblement inférieur à celui des sociétés qui se créent.
 
Pour toutes ces raisons, mais aussi parce que plus de deux tiers des sociétés transmissibles en Wallonie ont un chiffre d’affaires inférieur à 500.000 €, le Ministre de l'Economie soutient pleinement cette initiative qui a été financée dans le cadre du Plan Marshall et encourage vivement les acteurs économiques concernés à y recourir au maximum.
 
Deux principes fondateurs régissent la plateforme.
 
1.     Neutralité et indépendance. Affaires à suivre n’intervient à aucun moment dans le processus de négociation ou de conclusion d’une transaction.
2.     Protection du vendeur. Lorsqu'un rapprochement a lieu, c'est d’abord l'acheteur potentiel qui révèle son identité. Le vendeur a la liberté de se dévoiler ou pas et de donner suite ou non à la demande de contact.
 
Deux types d’entreprises à la vente sont ciblés.
 
1.     Petites entreprises dont le Chiffre d’affaires est inférieur à 500.000 €
2.     Entreprises actives dans l’un des secteurs suivants, quel que soit le chiffre d’affaires:
-   Commerces de détail
-   HORECA
-   Services aux personnes
-   Indépendants
-   Professions libérales
 
Un marché potentiel énorme.
 
Une étude du CEFIP[1] montre que 30% des entreprises wallonnes sont «transmissibles», soit environ 37.000 entreprises dont les dirigeants ont plus de 55 ans. La tendance est à la hausse et ce, principalement pour des raisons démographiques (vieillissement de population) et économiques.
Il apparait en outre que plus de deux tiers des sociétés transmissibles ont un chiffre d’affaires inférieur à 500.000 €.
 
Par ailleurs, une enquête sur la transmission réalisée en juin 2013 par l’UCM et l’UNIZO, réalisée auprès de 788 entreprises en Wallonie et à Bruxelles, montre que :
-   Plus de la moitié des chefs d’entreprises interrogés envisagent une cession dans les 5 ans.
-   Près de deux tiers des entrepreneurs qui envisagent la cession de leur entreprise dans les 2 années à venir n’ont pas encore de repreneur en vue.
-   La recherche d’un repreneur est une des deux points d’attention principaux avec la valorisation.
-   Les raisons principales de la cession sont l’âge et les problèmes de santé.
 
L’utilité de la plateforme Affaires à suivre est grande et le marché potentiel énorme.
 
Quels sont les profils types des acheteurs potentiels ?
 
-   Entrepreneurs existants qui désirent étendre leurs activités
-   Personnes désirant réorienter leur carrière, à la recherche de projets entrepreneuriaux nouveaux
-   Personnes jeunes souhaitant reprendre une entreprise plutôt que d’en créer une à partir de « zéro ».
 
L’importance du partenariat avec l’UCM et l’IFAPME.
 
UCM
Pour l'UCM le lancement de cette plateforme dédicacée aux indépendants et TPE va permettre de faciliter la transmission en Wallonie. Beaucoup d'entrepreneurs proches de la retraite n'ont pas de repreneurs en vue. Ils recourent encore principalement au bouche à oreille. Mais ce n'est plus suffisant actuellement pour trouver un repreneur.
 
C'est pourquoi, l'UCM, fort de son expérience dans l'accompagnement des cédants et repreneurs, se réjouit d'avoir été choisi comme partenaire privilégié de cette plateforme.
 
IFAPME
La plateforme « Affaires à suivre » est un lieu d’échanges entre cédants et repreneurs d’activités. Autant d’opportunités pour les apprenants de l’IFAPME.
 
L’IFAPME propose de nombreuses formations en alternance, cela dans divers secteurs. Des métiers qui s’apprennent dans les ateliers du Centre IFAPME et en grande partie en entreprise. Au cœur de l’entreprise, le patron-formateur transmet son savoir-faire et sa passion pour le métier à son apprenant… Et de là à lui céder son entreprise, il n’y a souvent qu’un pas !
 
L’IFAPME, un vivier d’opportunités :
-       15.000 futurs travailleurs et/ou indépendants en formation
-       9.600 chefs d’entreprises forment quotidiennement des apprenants.
-       2.700 formateurs dispensent des cours pratiques. Ces formateurs sont des professionnels de leur métier.
 
Dès 2015, des sessions de sensibilisation à la reprise d’activité seront programmées dans les Centres de formation IFAPME. Elles seront suivies de modules de formation à la reprise : estimation de la valeur d’une entreprise, gestion de la transition, fidélisation de la clientèle, du personnel, des fournisseurs,…

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