09/02/2012
Les nouvelles technologies (NTIC) font de plus en plus partie de nos vies, privée comme professionnelle. La première chose, par exemple, que fait près d’un Belge sur deux le matin, c’est de vérifier ses messages (SMS, mails,…). En France, près de 3 cadres sur 4 qui peuvent se connecter à distance travaillent en dehors des heures de bureau.
« Au travail, de plus en plus de travailleurs sont victimes d’une véritable laisse électronique » explique Fabienne WINCKEL, Sénatrice PS. Smartphones, PC’s portables, tablettes sont autant d’outils qui permettent une plus grande flexibilité mais qui rendent la limite entre vie privée et travail beaucoup plus floue.
De leurs côtés, les employeurs estiment que les connexions des travailleurs à Facebook, Twitter,… font perdre beaucoup de temps et donc d’argent aux entreprises.
En Allemagne et au Brésil, des solutions ont été trouvées. Depuis le 23 décembre dernier, un millier de salariés allemands de Volkswagen possédant un Blackberry professionnel ne reçoivent plus de mails professionnels en dehors des horaires de travail. Au Brésil, le débat s’est posé en termes de paiement d’heures supplémentaires aux employés qui reçoivent et répondent à des courriels après les heures normales de travail.
Fabienne WINCKEL, Sénatrice PS, dépose aujourd’hui une proposition de loi visant à encadrer par les partenaires sociaux l’utilisation de NTIC (GSM, PC’s portables, smartphones,…) dans le milieu du travail et de limiter ainsi les éventuels abus, d’où qu’ils viennent.
« Il n’est pas question pour moi de nier les avantages incontestables que procurent ces technologies. Mais il est important qu’employeurs et travailleurs se mettent autour de la table pour trouver une solution concertée quant à leur utilisation dans l’entreprise » explique la Sénatrice socialiste.
Cette concertation sociale permettra aussi aux employeurs de préciser ce qu’ils autorisent ou pas en matière d’utilisation de sites comme Facebook ou Twitter, par exemple.
La conciliation vie professionnelle-vie privée représente pour la Sénatrice PS l’élément clé du débat.