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Don d'organes

Laurette Onkelinx soutient le lancement d’une Action Conjointe sur le don d’organes

Les Ministres européens de la Santé se penchaient ce mardi 11 juillet à Chypre sur la problématique du don d’organes en provenance de donneurs vivants.
Une question centrale a été posée aux Etats-membres par la Présidence chypriote : quels programmes mettre en place et comment mieux collaborer au niveau européen pour augmenter le nombre de transplantations réalisées à partir de donneurs vivants ?

Laurette Onkelinx soutient le lancement d’une Action Conjointe sur le don d’organes

11/07/2012

Les Ministres européens de la Santé se penchaient ce mardi à Chypre sur la problématique du don d’organes en provenance de donneurs vivants.

La Ministre belge de la Santé publique, Laurette Onkelinx, s’est réjouie de cette initiative de la présidence Européenne : « il est important que nous puissions développer une approche concertée, sur base de standards de qualité communs,  qui permettra de sensibiliser un plus grand nombre d’éventuels donneurs vivants. Car augmenter le nombre de donneurs vivants, c’est diminuer le temps d’attente pour les receveurs ! ».
 
Une question centrale a été posée aux Etats-membres par la Présidence chypriote : quels programmes mettre en place et comment mieux collaborer au niveau européen pour augmenter le nombre de transplantations réalisées à partir de donneurs vivants ?
 
Laurette Onkelinx a tout d’abord expliqué la situation spécifique de notre pays. Nous sommes – avec l’Espagne - parmi les meilleurs élèves européens en matière de don d’organes, avec environ 30 donneurs par million d’habitants. La Belgique dispose d’un programme de transplantation spécifique de donneur vivant pour le rein, le foie et l'intestin – organisé autour de 8 centres de transplantation et via le réseau Eurotransplant. Le nombre de dons en Belgique est en augmentation constante : nous sommes passés de 263 donneurs en 2010 à 321 donneurs en 2011. Par contre, la Belgique connait quatre fois moins de donneurs vivants que de donneurs décédés. Et sur le terrain, force est de constater que les donneurs vivants sont essentiellement issus de la cellule familiale du receveur. Augmenter le nombre de donneurs vivants est une des priorités du Gouvernement belge : en 2011, 1.200 patients étaient en attente d’un don d’organe et, malheureusement, 66 d’entre eux sont décédés la même année, faute d’avoir pu en bénéficier d’un organe.
 
Laurette Onkelinx a en outre présenté à ses collègues les initiatives prises en Belgique « afin de donner confiance ». La Belgique a en effet travaillé sur le consentement et travaille actuellement sur le remboursement des frais liés au don : « il y a non-commercialisation – et ce principe éthique est essentiel – mais encore faut-il que le donneur ne soit pas astreint à des frais alors qu’il pose un geste qui sauve »[1]. Bien que la Belgique réalise des campagnes de sensibilisation qui portent leurs fruits, « il serait utile – constate la Ministre – que tout ce travail réalisé en bilatérales ou en multilatérales par le biais d’associations comme Eurotransplant puissent être soutenues ».
 
A l’occasion des débats, Laurette Onkelinx a soutenu avec force le projet de lancement par la Commission d’une Action Conjointe dans les plus brefs délais afin de préciser différents éléments qui permettraient d’améliorer la collaboration au niveau européen et limiter au strict minimum les listes de patients en attente d’un organe. La Ministre a notamment souligné que « dans le cadre d’une directive, cela pourrait prendre énormément de temps, tandis que dans le cadre d’une Action Conjointe, nous pourrions déjà préparer le travail en précisant dans un code éthique toute une série de notions telles que le système d’accréditation, une définition plus précise du consentement ou du principe de non-commercialisation. Cette Action Conjointe pourrait se faire dans le cadre d’une collaboration plus intense entre les différents centres de transplantation européens ».
 
La position proactive et volontariste de la Belgique sur ce dossier a été soulignée par le Commissaire européen John Dalli, qui participait également aux débats.
 
 
 

[1] Une étude a récemment été réalisée par la KUL à la demande de la Ministre sur le coût de la transplantation rénale et a déjà apporté un premier éclairage quant aux frais encourus par un donneur vivant dans le cadre d’une transplantation rénale. Sur base des dons effectués en 2009, les frais à charge du donneur ont été évalués en moyenne à 200 EUR pour les frais préalables au don et à 1.067 en ce qui concerne les frais liés à la transplantation. A cela s’ajoutent bien sûr les frais de suivi médical dans les années qui suivent la transplantation. Cette étude sera étendue à l’ensemble des centres de transplantation et aux autres types de transplantation dans les prochaines semaines pour que la Ministre puisse disposer d’un ensemble de données pertinentes afin de pouvoir mettre rapidement en place un système d’indemnisation juste et équilibré.
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