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Discours d'Elio Di Rupo lors du Congrès de rentrée du PS

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Discours d'Elio Di Rupo lors du Congrès de rentrée du PS

Mes chers Camarades,

Laissez-moi d’abord vous dire combien je suis ravi de vous voir si nombreux.
La force et la chaleur des militants socialistes se ressentent une nouvelle fois ce matin.
Avant toute chose, je voudrais saluer John, notre Camarade John Crombez !
Ta présence ici nous fait un immense plaisir.
Nous apprécions ta fraternité et celle de tous nos Camarades du sp.a. Merci.

Permettez-moi aussi de remercier très sincèrement les six personnalités qui viennent de nous éclairer.
Merci, Christine, Bruno, Bernadette, Maxime,Mohamed et Brahim, d’avoir partagé votre expérience, votre savoir-faire et votre vision.

Le PS est à l’écoute de toutes les intelligences.
Il se nourrit de débats de société et il se ressource constamment.
Notre parti se veut ouvert à tous les acteurs de la société.
Chaque personne qui souhaite bâtir une société plus juste est la bienvenue au PS.

Je voudrais également saluer tous nos ministres:
Paul, Jean-Claude, Paul, Christophe, Eliane, Rudy, André, Rachid, Isabelle, Rudi, Fadila. Et notre cheffe de groupe à la Chambre Laurette.
Ainsi que tous nos parlementaires régionaux, communautaires et fédéraux.

Chers Amis,

La lutte contre la pauvreté, évoquée avec forcepar Christine, demeure une priorité absolue.
Aujourd’hui, dans notre pays, plus d’un citoyen sur sept vit sous le seuil de pauvreté.
Pour le PS, c’est intolérable.
La Wallonie, sous l’impulsion de notre Camarade Paul Magnette, a pris le problème à bras-le-corps.
La Région vient de se doter d’un plan de lutte contre la pauvreté.
Un plan à la fois concret et ambitieux.
Il s’agit de faire converger toutes les politiques qui aident les gens en difficulté : le logement, l’énergie, l’action sociale, la santé, l’alimentation,ou encore l’usage du numérique.

A Bruxelles aussi, le Gouvernement de Rudi agit de manière efficace et déterminée.
Il s’attaque à l’inoccupation des logements et en construit de nouveaux. Il renforce la formation professionnelle et l’accompagnement vers l’emploi.
C’est évidemment essentiel dans une ville où la proportion de jeunes est si importante.

* * *
Mes chers Amis, n’oublions pas ces paroles de Nelson Mandela :
« Notre première tâche est d'éradiquer la pauvreté et d'assurer une meilleure vie à tous. »

* * *

Derrière la pauvreté se cache une question encore plus fondamentale : celle des inégalités.
Aucun enfant ne devrait naître avec un destin tout tracé.
Aucun parent ne devrait se dire que son enfantaura moins d’avenir que les enfants des milieux huppés.
Lutter contre les inégalités, c’est vraiment la raison d’être des socialistes.
Malheureusement, depuis l’époque de Thatcher et de Reagan, les inégalités ont augmenté.
La pensée unique libérale les a même imposées dans le paysage de manière durable.
Deux professeurs de l’université de York se sont longuement penchés sur la question.
Les travaux de Richard Wilkinson et Kate Pickettont ainsi démontré scientifiquement ce que nous pressentions tous.
Plus les inégalités dans une société sont importantes, plus l’état de santé de la populationest mauvais.
Plus les inégalités sont marquées, plus la violence entre les individus s’accroît.
Plus les inégalités sont criantes, plus les échecsscolaires sont sévères.

En Belgique, même s’il reste beaucoup à faire,nous avons plutôt bien résisté depuis les années Reagan-Thatcher.
C’est clair, la présence des socialistes au sein des gouvernements fédéraux a été déterminante.
Quand les socialistes participaient au Gouvernement fédéral,

- l’indexation automatique des salaires et des allocations a été préservée ;
- la Sécurité sociale a été renforcée ;
- les prélèvements sur les revenus des capitaux se sont fortement accrus ;
- la lutte contre la fraude fiscale a été une priorité… John en a d’ailleurs été l’un des maitres d’œuvre.

Aujourd’hui, les socialistes sont absents du fédéral.
Et nous devons constater que la politique menée à ce niveau creuse les inégalités.
L'inégalité de fait, l'inégalité des droits !

La politique fédérale privilégie en effet les très hauts revenus, les diamantaires et les gros rentiers.
Elle pénalise les travailleurs, la classe moyenne, les pensionnés et les allocataires sociaux.
Je le redis, c’est inacceptable.

Comme vous tous, je pense que notre famille politique a un combat historique à mener contre les inégalités.
Avec les syndicats, avec les mutuelles et avec les associations, nous devons être les fers de lance de projets forts dans la lutte contre les inégalités.
Chacune de nos actions, chacune de nos propositions doit avoir pour but d’améliorer la vie des citoyens.

Depuis un an, le gouvernement fédéral culpabilise les citoyens et les enferme dans un piège.
Ce piège, c’est à nous de les en sortir le plus vite possible
Laurette et les députés fédéraux socialistes s’y emploient d’ailleurs chaque jour à la Chambre.
Merci Laurette, merci à tous !
Grâce à vous, et grâce à tous nos militants, une véritable alternative de gauche est en route !

Mes chers Amis,

L’air du temps voudrait faire passer l’idée que notre protection sociale est devenue brusquement impayable.
Qu’être moderne et responsable, c’est sacrifier tous ses droits et consentir à toutes sortes de régressions.
Mais de quelle réalité, de quelle modernité parlons-nous ?
Jamais notre société n’a été globalement aussi riche.
Mais jamais une société n’a atteint un niveau aussi élevé de burn-out, de dépressions, de stress, de tensions en tout genre.

Bien sûr, il faut être ouvert, créatif et innovant.
Bien sûr, il faut encourager l’initiative et la prise de risque.
Mais les citoyens ont aussi besoin d’une sécurité d’existence !
Ils ont besoin d’une Sécurité sociale performante.
Une Sécurité sociale qui les protège des coups du sort.
Une Sécurité sociale qui leur garantit des revenus décents.
Une Sécurité sociale qui leur permet de vivre dignement.
L’amélioration des mécanismes de protection sociale est la priorité absolue du PS.

Etre moderne, pour les socialistes, c’est créer la prospérité en mobilisant tous les talents et en n’excluant personne.

Mes chers Amis,

Souvent, on nous pose la question.
Ce dimanche, je veux y répondre en toute clarté.
Le PS veut l’individualisation des droits sociaux.
Il n’est pas normal, par exemple, qu’une allocation soit différente selon que l’on vit seul ou en couple.

La vie privée des citoyens ne regarde que les citoyens concernés.
Certes, le coût d’une telle évolution n’est pas mince.

Nous le savons. Mais nous devons y travailler.
Pour trois raisons au moins :

• L’individualisation garantit à tous la neutralité de la Sécurité sociale devant les choix de vie. Que l’on soit marié,cohabitant, célibataire, peu importe. Chacun est traité de manière identique.
• Cette individualisation correspond aux évolutions de notre société : familles recomposées, colocation, habitat intergénérationnel, habitat solidaire…
• L’individualisation favorise enfin l’égalité réelle, en particulier entre les femmes et les hommes.

Nous n’y parviendrons pas en un jour, ni même en un an.
C’est un projet ambitieux et à long terme, qui doit se réaliser par étapes.
Mais c’est un projet basé sur l’égalité, quels que soient les choix personnels et les parcours de vie.
Bref, c’est un projet authentiquement socialiste !

* * *

Mes chers Camarades,

Vous le voyez, les chantiers progressistes sont nombreux.
Parmi eux, il en est un qui nous tient particulièrement à cœur : une fiscalité juste.
C’est un grand combat socialiste.
J’ai déjà eu l’occasion d’indiquer combien il est important, pour le PS, d’équilibrer la balance de la justice fiscale.
Nous devons impérativement alléger la fiscalité sur le travail.
Comment ?
En renforçant la fiscalité sur les revenus ducapital.
Pour y parvenir, nous devons imposer laglobalisation des revenus.
Nos camarades du sp.a viennent eux aussi de lancer une proposition en ce sens.
Pourquoi quelqu’un qui travaille doit-il payer beaucoup plus d’impôts qu’un rentier?
Et si nous regardions un peu du côté des profits boursiers, des dividendes en tout genre, de la spéculation immobilière, des rentes générées par les gros patrimoines ?

Aujourd’hui, la plupart des gens se tuent au travail, tandis qu’une minorité s’enrichit en se croisant les bras.
Au PS, nous disons STOP !
Nous demandons que chacun contribue selon ses moyens réels, qu’il soit travailleur, rentier ou gros actionnaire.
C’est notre conception de la justice et de l’égalité.
Si l'on ne construit pas un monde de partage des richesses, c'est un monde de conflits qui nous attend.

Chère Christine, vous le voyez, nous avons encore du pain sur la planche pour combattretoutes les formes d’inégalités qui subsistent chez nous.
Mais nous avons le désir et la volonté d’y arriver.

Je voudrais clore ce chapitre en félicitant tous les travailleurs qui agissent en faveur de la justice sociale et qui interviennent dans les associations,dans les communes, dans les CPAS.
Les travailleurs sociaux font un travail magnifiqueet indispensable.
Je vous invite à les applaudir chaleureusement !

* * *

Mes chers Amis,

Le socialisme est né de la révolution industrielle.
Il a tiré profit de cette révolution pour élever considérablement le niveau de vie de chacun.
Chaque révolution industrielle ou technologique appelle de nouvelles réponses.
La troisième révolution industrielle, la révolutionnumérique que nous connaissons, peut annoncer le meilleur comme le pire.
Le pire, si on laisse faire l’idéologie libérale.
Le meilleur si, comme nous le souhaitons, on y intègre des valeurs fortes de justice sociale, de solidarité et d’égalité.

Les richesses créées par le développement des nouvelles technologies sont assez prodigieuses.
Notre devoir est de répartir ces richesses de manière juste et équitable.

Nous sommes évidemment conscients que les perspectives qu’ouvre la révolution numériquevont chambouler nos modes de vie .
Nous allons notamment devoir repenser notre approche du travail.
Avec la révolution numérique, des métiers vont disparaître ; d’autres vont apparaître.
Selon de récentes analyses, 49% des emplois actuels pourraient être menacés par le progrès technologique.
La question de la répartition du travail au sein de notre société sera centrale dans la décennie à venir.
Et la notion même du travail évoluera : la durée du travail, l’organisation du travail, le lieu dutravail seront différents.
Jamais peut-être nous n’avons été aussi prochesde libérer les hommes de contraintes parfois très aliénantes.
Le surmenage, le stress, l’usure du corps, les déplacements harassants, le manque de temps pour sa famille, l’inégalité des tâches entre les hommes et les femmes…
Tout cela pourrait s’améliorer substantiellement.
A condition bien entendu de donner les bonnes impulsions politiques.
La révolution numérique offre d’autres possibilités, notamment celle de repenser l’organisation de l’entreprise.

Maxime Lambrecht a bien fait apparaître les deux faces de l’économie collaborative, aussi appelée« économie du partage ».
D’une part, il y a des entreprises qui veulent profiter d’une moindre régulation pour réduire le coût de leurs travailleurs.
Elles cherchent à diminuer les rémunérations et à éviter les cotisations sociales, quitte à sacrifier la protection sociale des travailleurs.

Et puis, aux antipodes de cette vision, d’autres entreprises saisissent l’opportunité technologique pour proposer un modèle d’entreprise solidaire.
Ce type d’entreprises cherche à rencontrer l’intérêt général plutôt que l’intérêt de quelques-uns.
C’est ce modèle économique que nous soutenons:
un modèle conciliant le progrès technologique, le bien-être de tous, le développement économiqueet la création d’emplois de qualité dans des secteurs d’avenir.
L’économie sociale et solidaire, les coopératives,les sociétés à finalité sociale constituent autant d’instruments que le PS entend promouvoir au cours des prochaines années.
Jean-Claude Marcourt y travaille d’ailleurs ardemment.

* * *

Mes Chers Amis,

Le modèle économique libéral s’est construit sur une idée simple et aujourd’hui périmée.
Il postule que les ressources naturelles sont illimitées.
Ce mythe a désormais vécu :
les ressources naturelles sont limitées et leur exploitation a de graves conséquences sociales et environnementales .
La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques s’ouvrira dans quelques jours à Paris.
C’est l’occasion rêvée d’enfin conclure un accord mondial contraignant.
Un accord qui s’applique à tous les Etats en tenant compte des responsabilités et des capacités de chacun.
Pour le PS, le combat en faveur du climat va de pair avec le combat en faveur de la justice sociale.
Nous voulons et nous devons réussir la transition éco-sociale.
Pour le PS, l’Etat doit servir de moteur de changement pour construire un nouveau modèle éco-social.
En soutenant les initiatives positives, en encourageant les entreprises à changer.
Et en évitant que certains citoyens ne soient les victimes de cette transition.
Les entreprises aussi doivent s’engager sur le chemin de la transition éco-sociale.
Et la mobilisation des citoyens est primordiale.
La mobilisation des citoyens permet de développer une résistance, une action collectivequi ait suffisamment de poids pour faire bouger les lignes.
Sans les citoyens, sans leur engagement, l’inertie l’emporterait.

Voici jetées les bases, mes chers Camarades,d’un éco-socialisme du futur.
Un éco-socialisme qui conjugue préoccupation environnementale et préoccupation sociale.
Un éco-socialisme qui permette à chacun desortir gagnant de la transition énergétique.
Dans le passé, nous avons réussi à construirel’Etat-providence.
Nous devons aujourd’hui construire l’Etat éco-social.
Fini l’écologie punitive.
Ouvrons la voie à l’écologie constructive !

* * *

Mes Chers Camarades,

J’en viens à un autre enjeu fondamental pour les socialistes : l’enseignement.
Nos jeunes sont notre avenir.
La manière dont nous les formons aujourd'hui détermine tout l’avenir de notre société.
Or, il faut être lucide : malgré le travail remarquable de nos enseignants, notre enseignement ne corrige pas suffisamment les inégalités sociales.
Au contraire, il a tendance à les reproduire :
- plus l’élève provient d’un milieu aisé, meilleureest sa réussite scolaire ;
- plus son milieu d’origine est précarisé, plus il connaîtra l’échec scolaire.

C’est inacceptable !

La Fédération Wallonie-Bruxelles, pilotée par Rudy Demotte, fait de l’amélioration de notre enseignement sa priorité .
Le Pacte pour un enseignement d’excellence fixedes objectifs précis.
Il ambitionne de tirer vers le haut chacun des enfants qui lui sont confiés.
Soyons clairs.
Tant en Wallonie qu’à Bruxelles, l’école constitue un enjeu essentiel des années à venir.
Notre responsabilité est d’offrir à nos jeunes une école qui les émancipe et qui les prépare aux réalités de demain.
L’école doit aussi être une école qui forme des citoyens critiques et responsables.
Beaucoup croient qu’il faut choisir entre un enseignement humaniste et un enseignement qualifiant.
Nous pensons, nous, que toutes les filièrespeuvent combiner ces deux ambitions.
Là encore, c’est le rôle des socialistes de fournir aux jeunes un double bagage :
la culture d’une part, le passeport pour la vie professionnelle d’autre part.

Antoine de Saint Exupéry avait coutume de dire:« Le véritable enseignement n'est point de te parler mais de te conduire. »
Ce que nous devons améliorer, c’est le systèmeactuellement en place.
Cela nécessite un partenariat fort avec les enseignants et les équipes pédagogiques.
Qui mieux que celles et ceux qui sont au contact quotidien des élèves peut y parvenir ?
Bernadette nous en a parlé avec intelligence et sensibilité.
L’enseignement est avant tout une passion:
le désir de transmettre aux jeunes générationsles connaissances et les beautés du monde .
Telle est aussi l’ambition du PS.
Je profite de ce moment pour une fois encore,encourager et féliciter l’ensemble de nos enseignantes et enseignants.
Ils méritent la reconnaissance et le soutien de tout le pays.

Chers camarades,

Le socialisme, aujourd’hui comme hier, dérange.
Il dérange car il remet en cause les privilèges.
Il combat les inégalités.
Regardons la réalité en face !
Notre socialisme propose des solutions d’avenir.
Il s’appuie sur ses valeurs de solidarité, de justice, d’égalité et de fraternité.
Ce sont les seules valeurs à pouvoir inspirer la construction d’une société plus juste.
Une société plus généreuse, plus respectueuse des hommes et de leur environnement.
Nos valeurs s’infiltrent jusque dans les nouvelles technologies.
Elles font alors de ces technologies des outils d’émancipation, de prospérité partagée et de progrès social.
En un mot, le socialisme est la réponse la plus moderne aux défis de notre temps.

* * *

Mes chers Camarades,

Quelques mots sur notre Parti socialiste.
Certains considèrent qu’un parti politique, c’est dépassé.
A l’heure d’internet, ils voudraient voir disparaîtrenos sections locales.
Je pense juste le contraire !
Il faut en créer davantage, des sections locales !
Regardons autour de nous, les mouvements nés de la protestation citoyenne.
En Espagne comme en Grèce, les mouvements s’organisent en partis politiques et cherchent à s’implanter localement.
Chez nous, le PS dispose de cette force de terrainindéracinable: 90.000 militants, 700 sections locales.
Le militantisme, c’est notre plus grande force.
Cette force militante, nous devons l’utiliser plus et mieux.
L’engagement d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier.
Il n’est pas moins fort ; il est différent.
De nos jours, les citoyens s’engagent plus aisément pour des causes précises: relocaliser l’économie, manger sainement, lutter contre le gaspillage, s’opposer à un projet urbanistique.
Nos sections locales doivent accueillir ces causes.
Ce sont des causes qui se fondent sur les mêmes valeurs que les nôtres : la solidarité, la justice sociale, l’égalité, la tolérance.
Le PS, au travers de ses sections locales, doit être le creuset des nouveaux combats citoyens.
Ensemble, faisons de nos sections locales des lieux de débat.
Faisons en sorte que nos sections locales soient des lieux où s’échangent les idées progressistes.
Des espaces qui favorisent l’expression directe etqui rassemblent les initiatives citoyennes.

A cet égard, nos conseillers communaux et de CPAS ont un rôle capital à jouer.
Ce sont eux qui, en permanence, sont en contact avec les citoyens.
Ce sont eux qui sont les mieux placés pour
- attirer l’attention sur les questionnements des habitants, en Wallonie et à Bruxelles,
- alimenter nos sections locales
- et être le relais vers les citoyens.
Ils doivent être les vigies du Parti.
Je compte sur eux, je compte sur vous !

* * *

Chers Camarades,

Vous le voyez, les enjeux évoqués au cours de cette matinée sont nombreux et variés.
Ces enjeux démontrent toute la modernité et l’urgence du socialisme .
C’est le sens de notre grand Chantier des idées.
Pour chacun des enjeux de société, les réponses socialistes sont fondamentalement différentes de celles proposées par la droite.
Avec le Chantier des idées, nous voulons tracer les contours d’une société progressiste, moderne,dynamique et heureuse.
Il nous appartient, à nous les socialistes , de parler au cœur des gens .
Il nous revient aussi de les convaincre de la forceet de la pertinence de notre projet.

Alors, ensemble, chers Amis, préparons les victoires de demain.

Oui, préparons demain en ouvrant plus encorenos cœurs et nos bras aux personnes qui en ont le plus besoin.
A cet égard, permettez-moi quelques mots sur l’actualité dramatique que connaissent des millions d’êtres humains.

Nous avons entendu le témoignage poignant de Mohamed et de Brahim.
Comment rester de marbre face à un tel vécu ?
Comme vous, chers Amis, le drame que Mohamed nous a décrit m’attriste et me révolte à la fois.

La situation en Irak et en Syrie, comme en Afghanistan, au Proche-Orient, en Libye, en Birmanie, en Ukraine ou encore au Nigeria, met à rude épreuve notre vigilance démocratique.
Face à ces conflits, certains optent pour le repli sur soi, l’individualisme ou un nationalisme exacerbé.
Au nom du PS, en votre nom mes camarades, je me suis offusqué de la remise en cause de nos devoirs moraux et légaux de certains responsables politiques.
Aujourd’hui, je veux rappeler très clairement notre position, à nous les socialistes.
Mes chers Camarades, l’intolérance et le rejet de l’autre, pour le PS, c’est ‘no pasaran’ !

Le philosophe allemand Hegel invitait ses semblables à tenir autrui pour égal à soi-mêmeet à le prouver par une effective assistance.
Je compte sur vous, mes amis, en ces moments importants, pour ne jamais trahir nos idéaux de solidarité, d’égalité, de dignité et de fraternité.
Qui que nous soyons,
où que nous soyons,
d’où que nous venions
et où que nous allions,
n’oublions jamais ce qui constitue notre ADN socialiste.

Le socialisme, c’est l’alliage indestructible de la générosité et de la responsabilité.
Les temps sont durs pour énormément de gens,ici et dans le monde.
C’est pourquoi nous devons être forts et acharnésdans la défense de nos valeurs .
Nous allons offrir aux citoyens, et en particulier aux jeunes, de belles et de grandes raisons d’espérer.
Nous allons leur montrer qu’une alternative est possible, et que cette alternative porte le rouge éclatant du PS.

Vive le PS, vive la gauche, vive les militants socialistes !

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