21/06/2012
"Ce midi les députés se sont prononcés contre le traité ACTA au sein de la Commission du commerce international (INTA) par 19 voix contre 12. Il s'agit d'une grande victoire quand on sait combien ce traité est toxique pour les libertés fondamentales des citoyens européens. Le dossier ACTA prend la bonne direction, c'est à dire celui de la corbeille! " annonce Marc Tarabella, chef de délégation PS au Parlement européen.
Le vote aujourd'hui signe la fin des travaux préparatoires de la part du Parlement européen sur le traité. Le vote final en session plénière aura lieu le 4 juillet.
Cependant, le vote aujourd'hui a encore mis en lumière la fourberie de certains députés et leur manque de respect envers les citoyens qui les ont élus.
En effet, des députés de la droite conservatrice, après avoir demandé en vain de faire sortir journalistes et caméras de la séance sensée être publique, ont finalement, après l'avoir évoqué, renoncé à demander le vote secret. Ils avaient pourtant évoqué cette démarche en début de semaine, démarche peu courante, paradoxale et surtout scandaleuse quand on sait que l'un des reproches principaux au traité est le manque de transparence et le contournement des appareils démocratiques comme les parlements nationaux.
Mais ces députés et le Commissaire européen De Gucht n'en sont pas à leur coup d'essai sur ce dossier pour tenter de transformer l'appareil démocratique en un vaste cirque !
A titre d'exemple, rappelons
- que le traité fut élaboré dans le plus grand secret et sans concertation avec la société civile, ni aucun organe démocratique.
- que c'est seulement après avoir rédigé et validé le traité que le Commissaire s'est inquiété d'éventuels dangers de son texte pour les citoyens, bousculé par la gauche du Parlement européen et par des citoyens chaque jour plus nombreux dans la rue.
- que toutes les stratégies ont été utilisées par le Commissaire ou les députés de son camp pour que le texte soit repoussé à 2014 et donc voté par de nouveaux parlementaires européens maitrisant pas ou moins bien le dossier.
"ACTA pose les bonnes questions mais apporte de mauvaises et dangereuses réponses. Certes, il faut protéger la propriété intellectuelle et lutter contre le fléau de la contrefaçon. Mais cela ne peut se faire sans concertation démocratique, ni sous la houlette de quelques grandes multinationales, et ce, au mépris des libertés individuelles de 500 millions de citoyens européens ! " conclut Marc Tarabella, eurodéputé PS.